Sénégal: Macky Sall réélu au premier tour de la présidentielle, selon son camp
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Senegal: macky sall reelu au premier tour de la presidentielle, selon son camp
ZOHRA BENSEMRA
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Senegal: macky sall reelu au premier tour de la presidentielle, selon son camp
ZOHRA BENSEMRA
DAKAR (Reuters) - L'équipe de Macky Sall a déclaré que le président sortant du Sénégal avait été réélu dès le premier tour de l'élection présidentielle organisé dimanche, une issue contestée par l'opposition selon laquelle les résultats partiels montrent que la tenue d'un second tour est inévitable.
Macky Sall, 57 ans, critiqué par l'opposition et des associations de défense des droits de l'homme après l'exclusion des candidatures de deux opposants, était considéré comme favori du scrutin pour la croissance économique qui a accompagné son premier mandat.
Il lui faut obtenir la majorité absolue des suffrages pour être élu dès le premier tour, dont les résultats officiels sont attendus pour vendredi prochain.
Si aucun candidat n'obtient la majorité absolue, un second tour aura lieu le 24 mars entre les deux candidats arrivés en tête du premier tour.
D'après le Premier ministre Mahammed Dionne, allié de Macky Sall, les résultats partiels montrent que le président sortant est arrivé en tête du scrutin dans 13 des 14 provinces du pays et s'est assuré la victoire avec au moins 57% des voix.
"Nous devons féliciter le président pour sa réélection au premier tour", a dit Dionne devant les journalistes.
Cette déclaration est venue contredire les propos des principaux candidats de l'opposition, l'ancien Premier ministre Idrissa Seck, 59 ans, et Ousmane Sonko, 44 ans, très populaire parmi les jeunes, qui ont déclaré qu'un second tour serait inévitable.
"Les résultats enregistrés à l'heure actuelle nous permettent de l'affirmer", a dit Seck lors d'une conférence de presse conjointe avec Sonko.
"Nous ne permettrons pas au président sortant d'étouffer la volonté du peuple", a-t-il ajouté.
SEULEMENT QUATRE RIVAUX
Macky Sall, élu pour la première fois en 2012, a promis vendredi dernier une couverture maladie universelle à ses partisans rassemblés pour un dernier meeting à Dakar ainsi qu'un meilleur accès à l'éducation s'il était réélu pour sept ans.
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La croissance économique a été de 6% l'an dernier au Sénégal, un des taux les plus élevés d'Afrique, accompagnée par la construction d'un nouvelle voie de chemin de fer, et l'arrivée de l'électricité dans des milliers de villages dans un pays où le revenu moyen est inférieur à 180 euros par mois.
Les sondages d'opinion étaient interdits avant le scrutin. Lors d'un sondage en novembre, Macky Sall était crédité de 45% des intentions de vote. Aucun de ses quatre rivaux - jamais depuis 1988 une présidentielle n'a présenté un nombre aussi restreint de candidats - n'obtenait plus de 16%.
Les candidatures de deux autres opposants - Khalifa Sall, ancien maire de Dakar qui n'a pas de lien de parenté avec lui, et Karim Wade, fils de l'ancien président Abdoulaye Wade - ont été rejetées le mois dernier par le Conseil constitutionnel.
Pour l'opposition et des associations de défense des droits de l'homme, ces exclusions participent des efforts de Macky Sall en vue de réduire ses adversaires politiques au silence.
A l'occasion de son ultime meeting de campagne, jeudi dernier, Ousmane Sonko avait déclaré qu'il féliciterait Macky Sall si celui-ci venait à l'emporter à l'issue d'un scrutin équitable. "Mais s'il vole la victoire", avait-il ajouté, "je demanderai à la jeunesse de marcher jusqu'au palais présidentiel pour l'en chasser".
Depuis l'indépendance de 1960, le Sénégal et l'une des démocraties les plus stables d'Afrique de l'Ouest.
A la suite d'une réforme constitutionnelle entérinée par référendum en 2016, le prochain chef de l'Etat sera élu pour un mandat de cinq ans au lieu de sept.
(Sofia Christensen, Juliette Jabkhiro et Diadie Ba; Guy Kerivel, Daniel Rouquié, Henri-Pierre André et Jean Terzian pour le service français)
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