Brexit: Le gouvernement May envisage différentes options
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Brexit: le gouvernement may envisage differentes options
MOHAMED ABD EL GHANY
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Brexit: le gouvernement may envisage differentes options
MOHAMED ABD EL GHANY
par Elizabeth Piper
CHARM EL-CHEIKH, Egypte (Reuters) - Le gouvernement britannique envisage différentes options, dont un possible report du Brexit, si la Chambre des communes ne ratifie pas d'ici au 12 mars l'accord de retrait de l'Union européenne, a déclaré lundi matin un responsable du cabinet de Theresa May.
En annonçant dimanche qu'il n'y aurait pas de vote sur un accord de retrait avant cette date, la Première ministre britannique a repoussé une nouvelle fois ce rendez-vous décisif pour la suite de la procédure de divorce entamée entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.
Mais son annonce a aussi été accompagnée d'articles de presse selon lesquels elle pourrait être contrainte de repousser la date même du Brexit, qui reste pour l'heure fixée au 29 mars au soir, dans 32 jours.
A défaut, et si rien ne bouge à la Chambre des communes, le Royaume-Uni se dirigerait vers un divorce sans accord que redoutent les milieux économiques et une large partie de la classe politique britannique.
Invité lundi matin sur la BBC, Tobias Ellwood, secrétaire d'Etat rattaché au ministère de la Défense, a indiqué que le Royaume-Uni devait se préparer à la perspective d'un report du Brexit.
Theresa May, a-t-il dit, "pourrait arracher les concessions et arrangements juridiques nécessaires concernant le 'backstop'. Mais au final, l'horloge tourne inexorablement. Si nous ne pouvons pas faire passer cet accord, nous devrons envisager une prolongation".
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Le Telegraph se faisait l'écho dimanche soir, sans citer ses sources, d'un projet de report de deux mois du Brexit qui serait actuellement étudié par le gouvernement dans le cas où l'accord ne pourrait pas être voté par le Parlement d'ici au 12 mars.
"Nous étudions ce que nous devrons faire si le Parlement prend effectivement cette décision", a commenté un responsable du gouvernement britannique interrogé par l'agence Reuters en marge du sommet UE/Ligue des Etats arabes de Charm el-Cheikh, en Egypte.
A Bruxelles, d'après le Guardian, on travaille sur un report d'une plus grande ampleur, jusqu'à début 2021.
"RÉVEILLEZ-VOUS"
Après avoir reconnu la veille que le Brexit le lassait, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne qui s'est entretenu avec May à Charm el-Cheikh, a évoqué une rencontre "bonne et constructive" sans entrer dans le détail.
Une porte-parole de la Commission a précisé que des progrès avaient été enregistrés sur trois axes (améliorer la déclaration politique qui fixe le cadre des futures relations entre l'UE et le Royaume-Uni; se concentrer davantage sur le rôle que pourraient jouer à l'avenir les "mécanismes alternatifs" au backstop que May tente d'obtenir; voir s'il est possible d'intégrer des garanties supplémentaires au backstop de nature à rassurer les Britanniques).
"Ils se sont accordés sur la nécessité de conclure ce travail à temps avant le conseil européen du 21 mars", a ajouté Mina Andreeva.
La question d'un possible report a également été évoqué lors de la rencontre bilatérale entre la Première ministre britannique et la chancelière allemande Angela Merkel. Leo Varadkar, le Premier ministre irlandais, a estimé lui qu'il y aurait soit un accord d'ici la fin mars, soit un report.
Cité par une journaliste de la BBC, le chef du gouvernement néerlandais, Mark Rutte, a tiré pour sa part la sonnette d'alarme: "Nous marchons comme des somnambules vers le scénario d'un 'no deal'. C'est inacceptable et vos meilleurs amis doivent vous prévenir: réveillez-vous. C'est pour de vrai. Parvenez à une conclusion et concluez un accord", a-t-il dit.
"Je ne parierai pas sur un report", a affirmé pour sa part le secrétaire d'Etat britannique à l'Education, Damian Hinds.
"Les reports que suggèrent certains, ils ne règlent rien, ils ne font que prolonger les débats. Ils ne donnent pas plus de certitude aux entreprises, ils ne règlent aucun des dilemmes ou des compromis qui sont inévitables dans ce genre d'affaire", a-t-il expliqué à la BBC.
(avec Guy Faulconbridge et Michael Holden à Londres et Francesco Guarascio à Bruxelles; Henri-Pierre André pour le service français)
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