Nigeria: Buhari en tête de la présidentielle, l'opposition conteste
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Election globalement pacifique au nigeria, selon les observateurs etrangers
Nyancho NwaNri
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Election globalement pacifique au nigeria, selon les observateurs etrangers
Nyancho NwaNri
ABUJA (Reuters) - Le président sortant Muhammadu Buhari est en tête de l'élection présidentielle de samedi au Nigeria face à son principal rival Atiku Abubakar, selon les tout premiers résultats publiés lundi par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Uche Secondus, président de la principale formation d'opposition, le Parti démocratique du peuple (PDP) dont Atiku Abubakar est le candidat, a protesté contre ces premiers résultats qu'il a jugés "incorrects et inacceptables".
"Les résultats sont manipulés afin que le parti (du président sortant) APC reste au pouvoir", a-t-il affirmé.
Selon la CENI, le président Buhari, 76 ans, l'a emporté dans quatre des 36 Etats nigérians - deux dans le sud-ouest du pays, un dans l'est et un dans le centre. Atiku Abubakar, 72 ans, arrive en tête à Abuja, la capitale.
D'après des résultats provisoires non encore confirmés par la CENI, Buhari est également vainqueur dans l'Etat de Yobe (nord-est) alors qu'Atiku gagne dans celui d'Ondo (sud-ouest).
Cette élection présidentielle devrait être la plus serrée depuis la fin du régime militaire il y a vingt ans.
Interrogé sur les premiers résultats, Buhari a refusé de "commenter des rumeurs". "Nous allons plutôt attendre l'annonce des résultats définitifs par la CENI", a-t-il déclaré.
Ces résultats définitifs ne sont pas attendus avant quelques jours.
Les observateurs de l'Union africaine ont estimé que l'élection présidentielle s'était déroulée "dans un climat globalement pacifique", a annoncé le chef de la mission, Hailemariam Desalegn, ancien Premier ministre éthiopien.
Le constat est le même pour les observateurs venus des Etats-Unis, qui ont indiqué que les violences enregistrées lors du scrutin ne semblaient pas généralisées.
Ils estiment en revanche que le report d'une semaine du scrutin, initialement prévu le 16 février, aura vraisemblablement un effet négatif sur la participation des quelque 73 millions d'électeurs inscrits.
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"De manière plus significative, ce report a aussi nui à la confiance que l'opinion place dans la Commission électorale nationale indépendante", a ajouté John Tomaszewski, qui participait à la mission menée par le National Democratic Institute et l'International Republican Institute.
Selon les bilans établis par des organisations issues de la société civile, les violences qui ont émaillé l'élection présidentielle de samedi au Nigeria ont fait 39 morts, bien en deçà des élections passées.
Pour l'emporter dès le premier tour, le candidat arrivé en tête doit obtenir au moins un quart des voix dans deux tiers des 36 Etats et de la capitale, Abuja. A défaut, il y aura un second tour.
(Camillus Eboh et Felix Onuah avec Alexis Akwagyiram et Paul Carsten; Henri-Pierre André et Guy Kerivel pour le service français)
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