Les législatives en Moldavie ne dégagent aucune majorité
reuters.com

Les legislatives en moldavie ne degagent aucune majorite
VLADISLAV CULIOMZA
reuters.com

Les legislatives en moldavie ne degagent aucune majorite
VLADISLAV CULIOMZA
CHISINAU (Reuters) - Les élections législatives de dimanche en Moldavie n'ont dégagé aucune majorité, ce qui annonce de difficiles tractations en vue de former un gouvernement et souligne les divisions entre pro-russes et pro-occidentaux dans cette ancienne république soviétique située entre la Roumanie et l'Ukraine.
Le Parti socialiste pro-russe du président Igor Dodon est arrivé en tête avec plus de 31% des voix et 34 députés sur 101.
Favorable à l'Europe, le Parti démocrate de l'homme d'affaires Vladimir Plahotniuc, qui dominait l'Assemblée sortante, arrive seulement en troisième position avec près de 24% des suffrages mais, grâce au système électoral, il obtient 31 députés, soit le deuxième groupe parlementaire derrière les socialistes.
Avec 26,4% des voix, l'alliance pro-européenne ACUM est deuxième en pourcentage mais n'obtient que 26 députés.
Le Parti démocrate s'est dit prêt à engager le plus rapidement possible des négociations sur la formation d'une majorité et d'un nouveau gouvernement.
Vladimir Plahotniuc pourrait engager des discussions avec le petit parti de l'homme d'affaires Ilan Shor, condamné il y a deux ans dans une affaire de fraude portant sur un milliard de dollars et dont la formation a obtenu sept sièges dimanche.
Le Parti socialiste, pour sa part, a fait état d'irrégularités lors du scrutin et n'a pas exclu de contester les résultats annoncés.
La dirigeante de l'ACUM, Maia Sandu, a affirmé quant à elle que les élections n'avaient été ni libres ni démocratiques.
Selon l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le scrutin s'est généralement bien passé mais a été terni par des allégations de pressions sur certains électeurs comme les fonctionnaires, de fortes indications d'achat de voix et d'utilisation illégale de fonds publics.
Le président Igor Dodon n'a pas exclu de nouvelles élections en juin si aucune majorité ne peut être trouvée ou si des fraudes sont avérées et rendent le scrutin de dimanche illégitime.
Samedi, Igor Dodon, ancien chef du Parti socialiste, avait d'ailleurs dénoncé "l'une des campagnes électorales les plus sales de l'histoire de la Moldavie".
(Alexander Tanas; Guy Kerivel pour le service français)
reuters.com