Démission du chef de la diplomatie iranienne Mohammad Zarif
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Zarif, chef de la diplomatie iranienne, annonce sa demission
DENIS BALIBOUSE
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Zarif, chef de la diplomatie iranienne, annonce sa demission
DENIS BALIBOUSE
par Parisa Hafezi
DUBAI (Reuters) - Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, architecte de l'accord de 2015 sur le programme nucléaire de la République islamique, a annoncé sa démission lundi contre toute attente.
"Je présente mes sincères excuses pour mon incapacité à continuer de servir à mon poste et pour toutes les défaillances durant l'exercice de mes fonctions. Soyez heureux et dignes", peut-on lire sur la page de son compte Instagram jzarif_ir.
Mohammad Zarif, qui remercie le peuple et les autorités iraniennes pour leur "générosité (...) au cours de ces 67 mois", ne donne aucun motif pour justifier sa décision.
Un porte-parole de la mission iranienne aux Nations unies, Alireza Miryousefi, a confirmé cette démission à Reuters. On ignore cependant si elle sera acceptée par le président Hassan Rohani.
Considéré comme un modéré, Zarif a joué un rôle capital dans les négociations et la conclusion de l'accord de Vienne de 2015 sur le programme nucléaire iranien.
Mais il est la cible des ultraconservateurs en Iran depuis que Donald Trump a dénoncé l'accord en mai dernier et que des sanctions ont de nouveau été imposées à la République islamique.
Né en 1960, Zarif a longtemps vécu aux Etats-Unis, à partir de l'âge de 17 ans, au moment de ses études à San Francisco et à Denver, puis en tant que diplomate aux Nations unies à New York, où il a occupé le poste d'ambassadeur de 2002 à 2007.
Il a été nommé ministre des Affaires étrangères en août 2013, après la large victoire de Rohani à la présidentielle.
A l'initiative des conservateurs, il a été convoqué à plusieurs reprises par le Parlement pour rendre compte des négociations sur le nucléaire.
En février 2014, il a publiquement condamné l'Holocauste, ce qui lui a valu également d'être invité à s'expliquer devant les parlementaires, la négation de l'Holocauste nourrissant depuis des décennies le discours public en Iran.
(Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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