Pour Berlin, Londres devra justifier un report du Brexit
reuters.com

Pour berlin, londres devra justifier un report du brexit
POOL
reuters.com

Pour berlin, londres devra justifier un report du brexit
POOL
BERLIN (Reuters) - Le Royaume-Uni pourra différer de quelques mois sa sortie de l'Union européenne mais devra mettre quelque chose de neuf sur la table pour étayer sa demande, a estimé mercredi matin le ministre allemand des Affaires européennes, Michael Roth.
"On peut repousser une fois, une seule fois, nous parlons de quelques semaines ou de quelques mois, sinon la Grande-Bretagne devrait participer aux élections européennes", a-t-il dit à la chaîne de télévision allemande ZDF.
"Pour nous, il est important que quelque chose de fondamentalement neuf soit mis sur la table pour justifier un report. Nous devrons ensuite tous voter (...) Nul ne veut punir les Britanniques, et si on peut parvenir à un résultat grâce à un report, nous serons les derniers à vouloir nous mettre en travers de cette voie", a-t-il ajouté.
L'Article des traités européens, qui fixe les conditions du départ d'un Etat membre de l'UE, prévoit un délai de deux ans pour négocier les modalités du divorce mais précise que ce délai peut être prolongé sur décision unanime du conseil européen en accord avec l'Etat concerné.
Theresa May a proposé mardi aux députés britanniques, s'ils ne ratifient pas d'ici au 12 mars le projet d'accord de retrait négocié avec les Européens, de voter sur un Brexit sans accord à la date prévue du 29 mars puis sur un report "court et limité" de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Son intervention devant la Chambre des communes constitue un tournant dans la stratégie de la Première ministre britannique.
Après avoir martelé que le Royaume-Uni sortirait de l'UE le 29 mars comme prévu et qu'une absence d'accord valait mieux qu'un mauvais accord, elle ouvre en effet la porte à un possible report de la date du départ.
(Madeline Chambers; Henri-Pierre André pour le service français)
reuters.com