Brexit: May obtient un sursis de la part des députés britanniques
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Brexit: may obtient un sursis de la part des deputes britanniques
PETER NICHOLLS
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Brexit: may obtient un sursis de la part des deputes britanniques
PETER NICHOLLS
LONDRES (Reuters) - En envisageant de reporter la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, Theresa May a obtenu un répit de deux semaines de la part des députés britanniques, qui ont repoussé mercredi la menace d'une rébellion destinée à empêcher un Brexit sans accord.
Après avoir martelé que le Royaume-Uni sortirait de l'UE le 29 mars comme prévu et qu'une absence d'accord valait mieux qu'un mauvais accord, la Première ministre britannique a ouvert mardi la porte à un possible report de la date du départ.
Elle a proposé aux députés britanniques, s'ils ne ratifient pas d'ici au 12 mars le projet d'accord de retrait négocié avec les Européens, de voter sur un Brexit sans accord à la date prévue du 29 mars puis sur un report "court et limité" de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.
Ce tournant dans la stratégie de Theresa May lui a permis d'éviter une nouvelle confrontation avec le Parlement, où sa première tentative de vote le 15 janvier, après avoir renoncé in extremis à la tenue d'un premier vote en décembre dernier, avait tourné au désastre: le texte négocié avec Bruxelles et entériné fin novembre par les dirigeants européens avait été rejeté par 432 voix contre 202.
Si les députés - et certains membres du gouvernement qui ont dit cette semaine être prêts à se révolter pour éviter un "no deal" - ont accepté le calendrier proposé par la Première ministre, le Parti travailliste a pour sa part annoncé qu'il allait appuyer l'organisation d'un nouveau referendum sur le Brexit, une première depuis le scrutin de 2016.
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Theresa May tente de renégocier avec les Européens le "backstop" nord-irlandais, ce mécanisme de dernier recours qui doit éviter le rétablissement de contrôles douaniers le long des 500 km de frontière entre la République d'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord, mais sur lequel se concentrent les critiques des Brexiters aux Communes.
UN REPORT PAS AUTOMATIQUE, DIT MACRON
Dans son discours mardi devant la Chambre des communes, elle a fixé le 12 mars comme nouvelle date-butoir pour obtenir la ratification indispensable du "Withdrawal Agreement" négocié avec les Européens et qu'elle tente de modifier.
Les députés ont voté à 520 voix pour et 20 contre l'amendement proposé par la travailliste Yvette Cooper, et soutenu par le gouvernement, qui énonçait le calendrier proposé par Theresa May.
Parmi les autres amendements soumis au vote, la proposition du Labour d'instaurer une union douanière permanente entre le Royaume-Uni et l'UE qui aurait pour avantage de régler la question du "backstop" a été rejetée.
L'issue ultime de l'initiative de May reste floue, avec des scénarios allant d'un accord à la toute dernière minute à la tenue d'un nouveau référendum qui rouvrirait les divisions de la campagne de 2016, voire une annulation pure et simple du Brexit.
Un responsable du cabinet de Theresa May avait indiqué lundi qu'un report du Brexit était une option envisagée par le gouvernement si la Chambre des communes ne ratifiait pas d'ici au 12 mars l'accord de retrait.
Londres ne peut décider unilatéralement de reporter le Brexit et doit obtenir l'accord de Bruxelles.
Une demande de report de la date du Brexit au-delà du 29 mars pourrait être examinée par les Européens, à condition que le Royaume-Uni présente une perspective claire sur la suite du processus, a déclaré mercredi Emmanuel Macron.
"L'accord de retrait ne peut être renégocié. Si les Britanniques ont besoin de davantage de temps, nous pourrons examiner une demande d'extension si elle est justifiée par de nouveaux choix des Britanniques", a déclaré le président français avant une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel à l'Elysée, assurant que Paris et Berlin s'accordaient sur ce point.
"Mais nous ne pourrons en aucun cas accepter une extension sans une perspective claire sur l'objectif poursuivi", a-t-il ajouté.
(Kylie MacLellan, William James et Elizabeth Piper; Jean Terzian, Danielle Rouquié, Henri-Pierre André et Guy Kerivel pour le service français)
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