Grande-Bretagne: Le Labour soutient un deuxième référendum sur le Brexit
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Grande-bretagne: le labour soutient un deuxieme referendum sur le brexit
PETER NICHOLLS
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Grande-bretagne: le labour soutient un deuxieme referendum sur le brexit
PETER NICHOLLS
LONDRES (Reuters) - Le Parti travailliste britannique soutiendra l'idée d'un nouveau référendum sur le Brexit, a déclaré le chef de file du Labour, Jeremy Corbyn, après que le parlement a mis en échec la proposition des travaillistes sur une union douanière permanente avec l'Union européenne.
Alors que le Royaume-Uni doit théoriquement quitter l'Union européenne dans 29 jours, les dirigeants des deux principaux partis politiques britanniques ont été contraints ces derniers jours à prendre des virages sur la question du Brexit.
Ainsi, la Première ministre conservatrice Theresa May, après avoir pendant des mois répété que le Royaume-Uni devait quitter l'Union européenne au jour dit - le 29 mars en fin de journée - a évoqué mardi la possibilité d'un report -limité dans le temps- de la date de sortie de son pays.
Quant à Jeremy Corbyn, qui avait voté contre l'adhésion de la Grande-Bretagne à l'UE en 1975 et n'a soutenu qu'avec réticence, en 2016, l'idée du maintien du pays dans le bloc européen, il a apporté mercredi un soutien ambigu à un nouveau référendum, en déclarant qu'il en défendrait l'idée tout en se battant pour la tenue de nouvelles élections législatives.
"Après les votes de ce soir au parlement, nous allons continuer à nous battre pour une relation économique étroite fondée sur notre plan crédible ou sur des élections générales", a dit Corbyn mercredi soir.
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"Nous soutiendrons aussi l'idée d'un vote populaire afin d'empêcher un Brexit conservateur nuisible ou une sortie de l'UE sans accord, qui serait désastreuse", a-t-il ajouté.
John McDonnell, deuxième responsable politique le plus puissant au sein du Labour, a déclaré que son parti allait déposer un amendement appelant à la tenue d'un deuxième référendum, dès que May soumettrait de nouveau un accord au parlement.
Après le rejet massif, le 15 janvier aux Communes, de l'accord de Brexit conclu en novembre par May et les négociateurs européens, la Première ministre espère soumettre aux parlementaires britanniques un accord de divorce retouché. Le vote pourrait avoir lieu dès la semaine prochaine mais pourrait aussi ne pas intervenir avant le 12 mars.
La banque d'investissement Goldman Sachs a dit s'attendre à ce que de nombreux parlementaires conservateurs favorables au Brexit acceptent un accord retouché, sous la pression d'un soutien des travaillistes à un nouveau référendum.
"Nous continuons à considérer une ratification de l'accord négocié par la Première ministre avec un prolongement de trois mois de l'article 50 comme l'issue la plus probable à l'impasse actuelle", a dit Goldman Sachs qui attribue une probabilité de 55% à ce scénario contre 50% précédemment. La banque n'accorde plus qu'une probabilité de 10% à une sortie sans accord contre 15% auparavant. Elle maintient à 35% la probabilité d'une absence de Brexit.
Une parlementaire conservatrice favorable au Brexit a déclaré que May devrait obtenir des changements juridiquement contraignant au traité pour s'assurer d'un soutien à son accord.
"Si la Première ministre revient avec quelque chose de différent alors bien sûr nous regarderons cela très sérieusement", a déclaré Theresa Villiers à la BBC. "Mais il faudra que ce soit un changement légalement contraignant au traité."
May a de réelles chances d'obtenir un vote favorable du Parlement dans les toutes prochaines semaines", a de son côté dit le député conservateur Oliver Letwin. "Elle devrait y arriver de justesse", a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision britannique Sky.
(Guy Faulconbridge; Eric Faye et Marc Joanny pour le service français)
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