Pompeo n'exclut pas de nouvelles rencontres USA-Corée du Nord
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MANILLE (Reuters) - Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo n'a pas exclu jeudi que les Etats-Unis et la Corée du Nord puissent avoir de nouveaux entretiens après le sommet de Hanoï entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un qui s'est clos jeudi sans accord.
"Nous n'avons pas encore fixé de date. Je pense que cela va prendre un peu de temps. Nous devrons d'abord faire le point chacun de notre côté", a déclaré aux journalistes le chef de la diplomatie américaine, qui se trouvait à bord d'un avion à destination des Philippines.
"Mais j'ai bon espoir que le représentant spécial Biegun et cette équipe se réunissent à nouveau d'ici peu", a-t-il ajouté en faisant allusion au diplomate américain chargé du dossier nord-coréen, Stephen Biegun.
"Mais nous verrons... Pour qu'il y ait des conversations, il doit y avoir une raison", a déclaré Mike Pompeo.
Le deuxième sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un, qui s'est tenu mercredi et jeudi, s'est conclu sans accord car le numéro un nord-coréen a réclamé une levée totale et immédiate des sanctions internationales appliquées à son pays du fait de ses activités nucléaires et balistiques.
Stephen Biegun, qui a dirigé les négociations au niveau des groupes de travail avec son homologue nord-coréen pour préparer le sommet de Hanoï, était dans l'avion avec Mike Pompeo mais n'a pas parlé aux journalistes.
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"J'ai vu suffisamment de congruence entre ce que les deux parties essaient d'accomplir. J'ai vu la bonne volonté entre les deux dirigeants et j'espère donc que nous pourrons élaborer un plan", a déclaré Mike Pompeo.
Les deux parties ont "débroussaillé pas mal de choses" lors de négociations au niveau opérationnel au cours des 60 à 90 jours avant le sommet Kim-Trump, a ajouté l'ancien directeur de la CIA.
"Et ensuite, nous espérions pouvoir faire un autre grand pas en avant lorsque les deux dirigeants se sont rencontrés. Nous l'avons fait. Nous avons fait des progrès. Mais nous n'avons pas été aussi loin que nous l'aurions espéré", a indiqué Mike Pompeo.
Il a déclaré que Kim Jong-un avait redit qu'il était tout à fait prêt à dénucléariser et à maintenir un gel des essais nucléaires et des tests de missiles, tandis que Donald Trump a déclaré qu'il était toujours déterminé à ne pas mener d'exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud.
"Nous avons donc encore des raisons de croire que nous pouvons aller de l'avant", a ajouté Mike Pompeo, tout en disant qu'il restait "beaucoup de travail à faire" pour parvenir à la dénucléarisation.
Il a refusé de donner des détails sur les négociations. Comme on lui demandait si la demande nord-coréenne d'un abandon des sanctions était une revendication de longue date dans les négociations ou si elle avait surgi à la dernière minute, il a répondu: "Je dirais qu'il n'y a pas grand chose qui nous ait surpris."
(Makini Brice, David Brunnstrom et Susan Heavey; Danielle Rouquié pour le service français)
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