Algérie: Bouteflika a décidé lui-même de se présenter, dit l'ambassadeur
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Algerie: bouteflika a decide lui-meme de se presenter
Ramzi Boudina
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Algerie: bouteflika a decide lui-meme de se presenter
Ramzi Boudina
PARIS (Reuters) - Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, bien qu'en mauvaise santé, a pris lui-même la décision de se représenter le 18 avril prochain dans une optique de transition vers une deuxième République, a déclaré lundi l'ambassadeur d'Algérie en France.
Face à des manifestations sans précédent depuis son accession à la présidence en avril 1999, le chef de l'Etat algérien, qui est âgé de 82 ans, a annoncé officiellement dimanche sa candidature à un cinquième mandat en promettant, en cas de réélection, une nouvelle élection anticipée d'ici un an.
"C'est lui qui décide. Il a probablement fait son évaluation et, à la suite de son évaluation (de la situation en Algérie), il a décidé d'être candidat. Est-ce qu'il fallait rempiler, il fallait pas rempiler ? C'est son choix, c'est sa décision", a déclaré l'ambassadeur, Abdelkader Mesdoua, qui était interrogé par la chaîne de télévision CNews.
"Bien entendu, il est vivant", a précisé l'ambassadeur en répondant à une question en ce sens. Le dossier de candidature du président sortant a été déposé dimanche au Conseil constitutionnel par son directeur de campagne. "A peu près huit dossiers de candidature ont été déposés", a indiqué l'ambassadeur sans autre précision.
Abdelaziz Bouteflika, très diminué physiquement depuis un accident vasculaire cérébral en 2013, se trouvait ce week-end en Suisse pour des examens médicaux. Les milliers d'Algériens qui sont descendus dans la rue depuis une dizaine de jours estiment que le chef de l'Etat n'est plus en état de diriger le pays.
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Selon Abdelkader Mesdoua, Abdelaziz Bouteflika "n'a pas sa santé de 20 ans, mais il a toute sa tête de 20 ans."
"Bien entendu, il est diminué physiquement. Je pense que ce sera certainement son dernier combat, l'ultime combat de sa vie pour permettre cette transition générationelle au niveau de l'Algérie. On en a besoin. Il faut que l'Algérie évolue vers une transition générationelle (...) à tous les niveaux", a ajouté le diplomate.
"Une année, ce sera possible pour le président de mener, jusqu'à bon port, ces réformes", a ajouté l'ambassadeur. (...) "Il abrège son mandat de façon à ce qu'il puisse mener un changement, de façon à ce qu'on ait une deuxième République et un changement de (système)", a-t-il ajouté.
Cette idée de deuxième République avait déjà été évoquée lors de l'élection présidentielle de 2014, qui avait elle aussi été précédée de manifestations contre le président, déjà affaibli par des problèmes de santé.
(Danielle Rouquié, édité par Yves Clarissse)
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