L'Iran souhaite qu'Instex soit opérationnel d'ici quelques semaines
reuters.com

L'iran souhaite qu'instex soit operationnel d'ici quelques semaines
Heinz-Peter Bader
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L'iran souhaite qu'instex soit operationnel d'ici quelques semaines
Heinz-Peter Bader
VIENNE (Reuters) - Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a souhaité mercredi que le dispositif commercial européen censé atténuer l'effet des sanctions américaines puisse entrer en vigueur d'ici quelques semaines.
Donald Trump a dénoncé en mai l'accord international sur le programme nucléaire iranien conclu en 2015, ouvrant la voie au rétablissement des sanctions économiques levées après son entrée en vigueur. Les signataires européens s'efforcent depuis de le sauver en contournant ces sanctions, qui s'étendent aux partenaires commerciaux de Téhéran.
France, Allemagne et Grande-Bretagne ont mis en place fin janvier un mécanisme de paiement baptisé Instex (Instrument for Supporting Trade Exchanges) destiné à permettre la poursuite des transactions commerciales avec l'Iran sans recourir au dollar.
"Nous espérons qu'Instex deviendra opérationnel dans les prochaines semaines", a déclaré à la presse le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi, après la réunion trimestrielle des signataires de l'accord sur le programme nucléaire iranien.
Pour qu'il entre en vigueur, l'Iran doit se doter d'un organisme équivalent. Abbas Araqchi a souhaité qu'il soit opérationnel avant le nouvel an iranien, qui sera célébré dans deux semaines.
Instex a été conçu pour compenser les pertes de revenus pétroliers et gaziers, mais beaucoup estiment qu'il ne pourra être utilisé que pour de modestes transactions, telles que les achats de nourriture ou de matériel humanitaire, ce qu'Abbas Araqchi a contesté.
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"C'est pour tous les biens et marchandises, pas seulement pour les biens humanitaires, mais peut-être faut-il commencer par l'humanitaire pour définir la façon de faire des affaires avec l'Iran. Une fois que les schémas seront définis, d'autres types de biens, notamment ceux qui font l'objet de sanctions et le pétrole, seront évidemment ajoutés à ce mécanisme", a-t-il affirmé.
(François Murphy, Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Tangi Salaün)
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