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EN DIRECT: Les Communes en quête de nouvelles options, May met sa démission dans la balance

reuters.com

Publié le 27 mars 2019 à 11:14 - Mis à jour le 12 décembre 2024 à 23:47

Les communes en quete de nouvelles options sur le brexit

Les communes en quete de nouvelles options sur le brexit

Alkis Konstantinidis

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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LONDRES (Reuters) - Les députés britanniques vont procéder ce mercredi à un vote indicatif sur huit options différentes pour le Brexit et, s'ils parviennent à trouver un consensus, tenter ensuite d'inciter le gouvernement à aller dans cette voie.

La Chambre des communes a adopté lundi soir un amendement destiné à lui donner les moyens de chercher à dégager une majorité sur le Brexit après les deux échecs cuisants subis par la Première ministre Theresa May pour faire ratifier l'Accord de retrait qu'elle a conclu avec l'Union européenne.

Le président de la Chambre des communes, John Bercow, a dévoilé mercredi les huit "options" qui vont être débattues puis soumises à un vote ce mercredi

Theresa May rencontre en cette fin d'après-midi à Westminster le comité 1922, où siègent tous les élus Tories à l'exception de ceux assumant des fonctions ministérielles.

Selon plusieurs sources, elle les a informés qu'elle démissionnerait une fois que le Royaume-Uni sera sorti de l'UE - ou que l'accord de retrait aura été ratifié.

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ENCADRE Les députés britanniques prennent la main sur le Brexit

19h14 - Une quarantaine de députés conservateurs jusque là opposés à l'accord de retrait négocié par Theresa Maty seraient désormais disposés à l'approuver, rapporte un journaliste du Times. Une quarantaine d'autres seraient encore indécis.

Selon ce journaliste, l'ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson ferait partie des députés prêts à se ranger dans le camp favorable à l'accord.

18h55 - Theresa May s'est dite prête mercredi à quitter ses fonctions de Première ministre britannique plus tôt qu'elle l'imaginait si son départ s'avérait bénéfique tant pour le pays que pour le Parti conservateur.

"Il faut que cet accord soit approuvé pour réussir le Brexit", a-t-elle déclaré au Comité 1922, une instance du Parti conservateur, selon un communiqué diffusé par ses services.

"Je suis prête à quitter ce poste plus tôt que je l'imaginais pour faire ce qui est bénéfique à notre pays et à notre pays."

"Je sais qu'il y a un désir pour une nouvelle approche - et une nouvelle direction - dans la seconde phase des négociations du Brexit, et je n'y ferai pas obstacle."

18h20 - Citant un élu conservateur, un journaliste du Huffington Post indique que Theresa May a informé des élus conservateurs qu'elle démissionnerait une fois que le Royaume-Uni sera sorti de l'Union européenne.

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Un député Tory indique lui que la Première ministre a annoncé son départ lorsque l'accord de retrait aura été voté.

Le rédacteur en chef politique du Daily Mirror indique lui qu'elle partira durant l'été.

18h05 - Le gouvernement May entend faire revoter vendredi la Chambre des communes sur l'accord de retrait de l'Union européenne négocié avec les Européens, rapporte un député conservateur.

Cet élu cite le "chief whip", le parlementaire chargé de faire respecter la discipline au sein du groupe Tory, lors d'une réunion du comité 1922, qui regroupe la totalité des élus conservateurs à l'exception de ceux qui exercent une charge gouvernementale.

Theresa May est arrivée au même moment devant ce comité.

Par deux fois déjà, elle a tenté de le faire ratifier. Le 15 janvier, le texte a été rejeté par 432 voix contre 402. Le 12 mars, la marge s'est réduite mais l'accord a encore été repoussé, par 391 voix contre 242. Pour renverser la donne et réussir son pari, la dirigeante britannique a donc besoin de convaincre 75 parlementaires.

17h40 - Le Parti unioniste démocratique (DUP) d'Irlande du Nord, dont les dix élus à la Chambre des communes sont indispensables à la majorité parlementaire du gouvernement May, annonce la publication d'un communiqué vers 18h00 GMT.

Le DUP est depuis des mois vent debout contre le "backstop" nord-irlandais, cette clause de dernier recours qui s'appliquera, faut de mieux, pour éviter le rétablissement d'une frontière "physique" entre la république d'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord.

16h19 - Le président de la Chambre des communes, John Bercow, dévoile les huit "options" qui vont être débattues puis soumises à un vote.

1. La motion B dispose que le Royaume-Uni quittera l'Union européenne sans accord le 12 avril prochain, conformément au calendrier fixé la semaine dernière par les dirigeants européens.

2. La motion D propose elle un accord dit de "marché commun 2.0" avec adhésion au marché unique européen et arrangement douanier.

3. La motion H suggère que le Royaume-Uni reste membre de l'Espace économique européen (EEE) et se joigne à l'Accord européen de libre-échange.

4. La motion J propose que l'accord de Brexit intègre un engagement à négocier avec l'UE une union douanière permanente et globale portant sur tout le Royaume-Uni.

5. La motion K reprend le plan du Parti travailliste, avec union douanière et alignement étroit sur le marché unique.

6. La motion L appelle à une révocation de l'Article 50 (dont le déclenchement a lancé formellement les négociations sur les modalités du divorce) si le Parlement ne consent pas à un Brexit sans accord, et donc une annulation du Brexit.

7. La motion M demande un référendum de confirmation de tout accord de divorce.

8. La motion O suggère que le Royaume-Uni chercher un "managed No-deal" (un Brexit sans accord 'géré') s'il n'est pas possible de trouver un accord de divorce.

15h05 - La ministre britannique chargée des Relations avec le Parlement, Andrea Leadsom, estime que la volonté du Parlement de prendre le contrôle du processus de sortie de l'Union européenne crée un "précédent extrêmement inquiétant pour notre" démocratie".

"Il appartient au Parlement d'examiner minutieusement, d'amender, de rejeter ou d'approuver. Mais ce qui se passe aujourd'hui revient à renverser ce précédent", ajoute-t-elle.

14h40 - Aucune consigne de vote ne sera donnée aux élus conservateurs, annoncent deux d'entre eux, Kevin Hollinrake et James Cartlidge.

Ils ajoutent que les principaux ministres du gouvernement May devraient s'abstenir sur les différentes options qui seront présentées dans le cadre de ce "vote indicatif".

Le Parti travailliste, principale formation de l'opposition, votera lui en faveur d'un maintien du Royaume-Uni dans l'union douanière de l'UE et d'un nouveau référendum de "confirmation" pour approuver tout accord définitif de divorce.

13h05 - Devant les élus des Communes, Theresa May réaffirme qu'elle sera en mesure d'honorer l'issue du référendum de juin 2016 si les parlementaires finissent par ratifier l'accord de Brexit qu'elle a négocié avec Bruxelles.

"Nous pouvons garantir la mise en oeuvre du Brexit si, cette semaine, lui (cet élu) et d'autres dans cette assemblée soutiennent l'accord", a dit la dirigeante conservatrice en réponse à une question posée par un parlementaire.

Les autres options, a ajouté May, conduiraient à un report, à l'incertitude voire au risque de ne jamais mettre le Brexit en oeuvre.

12h36 - Des dizaines d'élus conservateurs pro-Brexit restent opposés à l'Accord de retrait conclu par Theresa May, déclare un élu conservateur eurosceptique. Seuls quelques-uns ont changé d'avis et sont prêts à appuyer le Withdrawal Bill, ajoute cet élu sous le sceau de l'anonymat.

12h01 - Le chef de la campagne "Vote Leave" en faveur du Brexit lors du référendum de juin 2016, Dominic Cummings, écrit dans un blog https://dominiccummings.com/2019/03/27/on-the-referendum-24n-actions-have-consequences que les opposants au maintien du Royaume-Uni dans l'UE devraient commencer à "rebâtir leur réseau" afin de battre plus largement encore qu'il y a trois ans les partisans du "Remain" en cas de nouveau référendum.

11h36 - Le Parti unioniste démocratique (DUP) nord-irlandais déclare que sa position n'a pas changé vis-à-vis du Brexit, démentant des rumeurs selon lesquelles il serait favorable à un report long de la sortie du Royaume-Uni. Le DUP dit préférer une sortie sans accord à l'Accord de retrait de Theresa May.

11h30 - Selon The Sun, le président du comité 1922 (qui regroupe la totalité des élus conservateurs à l'exception de ceux exerçant une charge gouvernementale) Graham Brady a déclaré mardi à Theresa May que les élus souhaitaient qu'elle s'engage à démissionner avant l'été.

10h59 - L'accord de paix du Vendredi saint, qui a mis fin au conflit nord-irlandais en 1998, s'appliquera quel que soit le scénario du Brexit, assure Michel Barnier.

"Dans tous les scénarios, l'accord du Vendredi saint continuera de s'appliquer. Le Royaume-Uni restera un garant capital de cet accord et devra en préserver la lettre et l'esprit", déclare le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit devant les parlementaires européens à Strasbourg.

"La Commission (européenne) est prête à fournir des ressources supplémentaires à l'Irlande, des ressources techniques et financière pour répondre à tout nouveau défi", ajoute Michel Barnier.

10h05 - Le chef de file des conservateurs eurosceptiques Jacob Rees-Mogg déclare qu'il soutiendra l'accord de Brexit de Theresa May si ce dernier est appuyé par le parti unioniste démocratique nord-irlandais (DUP). "Ma seule condition est la position du DUP. Je n'abandonnerai pas le DUP parce que je pense qu'ils sont les gardiens de l'union du Royaume-Uni", dit-il.

09h35 - Le Parlement européen devrait être ouvert à un report long du Brexit si les Britanniques souhaitent revoir leur stratégie, déclare le président du Conseil européen Donald Tusk devant les eurodéputés réunis à Strasbourg.

"Vous ne pouvez pas trahir les six millions de personnes qui ont signé la pétition pour révoquer l'article 50, le million de personnes qui ont défilé pour un nouveau référendum, ou la majorité croissante des personnes qui veulent rester dans l'Union européenne", explique Donald Tusk.

08h13 - Le député conservateur Oliver Letwin, à l'origine d'un amendement ayant donné aux Communes le pouvoir de voter sur différentes options sur le Brexit, déclare sur la BBC que rien ne le réjouirait davantage qu'un vote en faveur de l'Accord de retrait négocié par Theresa May.

"La Première ministre pourrait obtenir un accord de dernière minute jeudi ou vendredi. Si elle y parvient, personne ne s'en réjouira davantage que moi", dit Oliver Letwin.

"Si, cependant, cela ne se produit pas et si lundi une ou plusieurs propositions obtiennent un soutien majoritaire à la Chambre des communes, nous devrons travailler avec le gouvernement pour qu'il les applique."

(Guy Faulconbridge, Andrew MacAskill, William Schomberg, Elisabeth O'Leary, James Davey; Jean-Stéphane Brosse Et Henri-Pierre André pour le service français)

reuters.com

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