Les USA isolés à l'Onu sur la question du plateau du Golan
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Les usa isoles a l'onu sur la question du plateau du golan
Lucas Jackson
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Les usa isoles a l'onu sur la question du plateau du golan
Lucas Jackson
NATIONS UNIES (Reuters) - Les Etats-Unis se sont retrouvés isolés mercredi lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies destinée à débattre de la décision unilatérale de Donald Trump de reconnaître une souveraineté israélienne sur le plateau du Golan.
Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité - où les Etats-Unis disposent d'un droit de veto - pour demander la tenue de cette réunion, la Syrie a qualifié la décision de Donald Trump de "violation flagrante" des résolutions du Conseil.
La Corée du Nord, alliée de Damas, a dit dans un communiqué soutenir "la lutte du gouvernement et du peuple syriens pour reprendre le plateau du Golan occupé".
Ce territoire a été conquis à la Syrie par Israël lors de la Guerre des Six-Jours, en 1967. L'Etat hébreu l'a formellement annexé en 1981, mais le Conseil de sécurité a déclaré cette initiative "nulle et non avenue et sans effet juridique international".
Donald Trump a signé lundi, en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en visite à Washington, un décret par lequel les Etats-Unis reconnaissent la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan.
L'ambassadrice britannique auprès de l'Onu, Karen Pierce, a souligné devant le Conseil de sécurité que la décision des Etats-Unis contrevenait à la résolution prise par l'instance en 1981.
Selon la mission russe aux Nations unies, Washington pourrait aussi avoir fragilisé davantage la stabilité du Moyen-Orient.
Les membres européens du Conseil de sécurité - France, Grande-Bretagne, Allemagne, Belgique et Pologne - avaient redit mardi qu'ils ne reconnaissaient pas de souveraineté israélienne sur ce territoire et ont exprimé leurs inquiétudes plus générales sur "les conséquences d'une reconnaissance d'une annexion illégale".
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Pour l'ambassadeur allemand auprès de l'Onu, la lettre transmise par la Syrie au Conseil de sécurité est "profondément cynique".
"Le gouvernement syrien a gravé violé le droit international durant les huit dernières années et est responsable de graves crimes de guerre et de crimes contre l'humanité", a dit Christoph Heusgen en référence au conflit syrien.
A Washington, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a déclaré lors d'une audition devant le Congrès que la décision de l'administration allait contribuer à résoudre le conflit israélo-palestinien en apportant davantage de clarté.
(Michelle Nichols; Henri-Pierre André et Jean Terzian pour le service français)
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