Municipales en Turquie: Erdogan pourrait perdre des grandes villes
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Municipales en turquie: erdogan pourrait perdre des grandes villes
MURAD SEZER
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Municipales en turquie: erdogan pourrait perdre des grandes villes
MURAD SEZER
ANKARA (Reuters) - Les électeurs ont commencé à se rendre aux urnes dimanche en Turquie lors d'élections municipales qui pourraient voir le président Recep Tayyip Erdogan essuyer un revers en perdant le contrôle de grandes villes comme Ankara ou Istanbul.
Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 07h00 (04h00 GMT) dans l'est de la Turquie et une heure plus tard dans le reste du pays. Ils fermeront à 16h00 (13h00 GMT) dans l'est et à 17h00 (14h00 GMT) dans l'ouest.
Une tendance précise de ces élections devrait être disponible aux alentours de minuit.
Quelque 57 millions d'électeurs sont appelés à se prononcer à l'occasion de ce scrutin alors que certains sondages montrent que le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir n'arrive pas en tête des intentions de vote à Istanbul et Ankara.
Une défaite marquerait la fin du règne de l'AKP dans ces deux villes qu'il dirige depuis près de 25 ans et porterait un coup symbolique au dirigeant turc.
Le scrutin de dimanche, au cours duquel les Turcs vont élire les maires et autres responsables locaux à travers le pays, sera le premier depuis qu'Erdogan a été investi de pouvoirs étendus en juillet dernier.
Dans un contexte de difficultés économiques, les autorités turques sont intervenues cette semaine pour soutenir la monnaie nationale et Erdogan a accusé l'Occident d'être responsable de cette situation défavorable.
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Le président turc s'est également posé en patron de l'économie et a promis de surmonter les difficultés après les élections.
"L'objectif de ces attaques croissantes contre notre pays avant les élections est de barrer la route à une Turquie grande et forte", a-t-il affirmé samedi à Istanbul lors de l'un des six meetings électoraux auxquels il a participé.
En amont du scrutin, le Parti républicain du peuple (CHP) et le parti Iyi (Bon), principales partis d'opposition, ont formé une alliance électorale pour rivaliser avec celle de l'AKP et de ses partenaires nationalistes du MHP.
(Tuvan Gumrukcu; Arthur Connan pour le service français)
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