Bouteflika démissionnera avant la fin de son mandat, prévue le 28/04, rapporte l'agence APS
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Bouteflika demissionnera d'ici la fin de son mandat prevue le 28/04, rapporte l'agence aps
Zohra Bensemra
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Bouteflika demissionnera d'ici la fin de son mandat prevue le 28/04, rapporte l'agence aps
Zohra Bensemra
ALGER (Reuters) - Le président algérien Abdelaziz Bouteflika démissionnera avant la fin de son mandat, prévue le 28 avril, rapporte lundi l'agence algérienne de presse, APS, qui cite un communiqué de la présidence.
Avant de quitter ses fonctions, le chef de l'Etat prendra "d'importantes décisions", visant à "permettre d'assurer la continuité du fonctionnement des institutions de l'Etat durant la période de transition qui s'ouvrira à la date à laquelle il décidera sa démission", lit-on dans le communiqué.
En vertu de la Constitution, Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la Nation, la chambre haute du Parlement, assurera l'intérim jusqu'à la tenue d'un scrutin présidentiel, qui doit avoir lieu dans les 90 jours.
Une foule immense a manifesté vendredi dans les rues d'Alger pour réclamer la démission du chef de l'Etat, âgé de 82 ans et considérablement affaibli depuis un AVC en 2013.
Le général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'armée et vice-ministre de la Défense, a demandé mardi qu'il soit déclaré inapte à exercer ses fonctions en vertu de l'article 102 de la Constitution. La procédure est désormais du ressort du Conseil constitutionnel.
Face aux pressions de la rue, Abdelaziz Bouteflika, qui est au pouvoir depuis 1999, a renoncé le 11 mars à briguer un cinquième mandat et l'élection présidentielle prévue le 18 avril a été reportée sine die, mais aucune échéance n'avait été avancée pour son départ.
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La formation dimanche soir d'un nouveau gouvernement dirigé par Noureddine Bedoui semblait ouvrir la voie à une alternance à la tête de l'exécutif, dans la mesure où un président par intérim n'a pas le pouvoir de désigner des ministres.
La plupart des représentants de l'opposition ont jugé la nouvelle équipe trop proche des cercles dirigeants.
Quelques heures avant la diffusion de la dépêche d'APS sur la démission prochaine d'Abdelaziz Bouteflika, la chaîne de télévision privée Ennahar avait annoncé l'ouverture d'une enquête pour corruption à l'encontre de douze hommes d'affaires proches du président.
Ali Haddad, président du Forum des chefs d'entreprises qui fait partie de l'entourage du chef de l'Etat, a par ailleurs été arrêté dimanche.
(Bureau d'Alger; Eric Faye et Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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