RDC: L'émissaire de l'Onu appelle à une transition rapide pour éviter la violence
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Rdc: l'emissaire de l'onu appelle a une transition rapide pour eviter la violence
Mohamed Al-Sayaghi
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Rdc: l'emissaire de l'onu appelle a une transition rapide pour eviter la violence
Mohamed Al-Sayaghi
par Julie Carriat
DINARD, Ille-et-Vilaine (Reuters) - La cheffe de la mission des Nations unies au Congo a invité samedi, dans une interview à Reuters, le nouvel exécutif de la République démocratique du Congo (RDC) à ne pas perdre de temps pour finaliser la transition et intégrer les groupes armés prêts pour un changement politique.
La victoire, contestée, de Félix Tshisekedi au scrutin présidentiel du 30 décembre dernier a marqué la première transition pacifique du pouvoir depuis l'indépendance de l'ancien Congo belge en 1960.
Ce dernier, intronisé en janvier pour succéder à Joseph Kabila qui était au pouvoir depuis 2001, tarde cependant à former un gouvernement.
"C'est important, les Congolais sont dans cette attente-là, il ne faut pas les décevoir. Il ne faut pas que ça dure trop longtemps l'attente, et il ne se passe rien", a déclaré Leila Zerrougui, chef de la Mission pour la stabilisation en RDC (Monusco), lors d'une interview accordée en marge d'une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à Dinard (Ille-et-Vilaine).
"Quand il ne se passe rien, la nature a horreur du vide, et donc c'est les mauvaises choses qui vont se passer si les bonnes choses ne se passent pas", a-t-elle ajouté.
Dans plusieurs provinces, des groupes armés décident de déposer les armes, a-t-elle souligné, citant le Kasai (centre), l'Ituri (est), le Tanganyika (est) et même certaines zones du Kivu (est), où se concentrent les violences.
"C'est vraiment une dynamique très importante qu'il faudrait saisir, et aller de l'avant", a-t-elle déclaré, mettant en avant une dynamique de réinsertion mais aussi judiciaire, pour "tourner la page de ce recours aux armes".
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Sur fond de montée des tensions entre l'Ouganda et le Rwanda voisins du Congo, la juriste algérienne a salué la position de Kinshasa concernant les rebelles étrangers cherchant refuge dans le pays.
"Le gouvernement congolais a montré de façon très claire qu'ils ne sont pas d'accord pour que leur pays soit une base arrière pour déstabiliser les voisins", a-t-elle souligné.
A l'heure où le procès sur l'assassinat en 2017 de deux experts de l'Onu en RDC, Zaida Catalan et Michael Sharp, approche de sa deuxième année, la représentante spéciale a dit espérer un signal positif lié au nouveau président, qui a notamment promis de renouveler la lutte contre la corruption et d'améliorer l'efficacité du système judiciaire.
"On ne veut pas interférer tant que la justice est en train de travailler, il y a un procès qui en cours", a-t-elle déclaré.
"Mais pour nous c'est extrêmement important de voir que justement ce procès peut nous renseigner sur l'évolution positive dans le cadre de ce nouveau gouvernement."
(Edité par Marine Pennetier)
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