Nouvelles manifestations violentes au Soudan, un mort
reuters.com

Nouvelles manifestations violentes au soudan, un mort
Stringer .
reuters.com

Nouvelles manifestations violentes au soudan, un mort
Stringer .
KHARTOUM (Reuters) - Des milliers de manifestants ont affronté samedi les forces de sécurité soudanaises près de la résidence du président Omar al Bachir, dans le centre de la capitale Khartoum, dans ce qui semblait être le plus important rassemblement depuis le début du mouvement de contestation l'an dernier, ont dit des témoins.
Une manifestation a aussi eu lieu dans la soirée à Omdurman, deuxième ville du pays qui fait face à Khartoum, sur l'autre rive du Nil.
Selon l'agence de presse officielle Suna, citant des rapports de police, un civil a succombé à des blessures subies lors d'une "émeute" à Omdurman. Plusieurs autres civils et des officiers de police ont été blessés, a-t-elle ajouté.
Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène contre les manifestants, en différents lieux.
Les manifestations ont débuté au Soudan le 19 décembre en raison d'un triplement du prix du pain et d'autres difficultés économiques, et elles ont tourné peu à peu à un mouvement de contestation contre Bachir, à la tête du pays depuis 1989.
A la tombée de la nuit, la tension est retombée après que les forces de sécurité ont battu en retraite. Plusieurs milliers de personnes étaient toujours rassemblées aux abords de la résidence présidentielle et, selon des témoins, des jeunes dansaient et chantaient, disant qu'ils resteraient sur place jusqu'à ce que Bachir quitte le pouvoir.
Des activistes avaient appelé à une vaste manifestation, semble-t-il enhardis par le succès du mouvement de contestation en Algérie qui ont poussé le président Abdelaziz Bouteflika à se retirer. Ils ont demandé aux forces armées du pays de se joindre aux manifestants pour tenter de chasser Bachir du pouvoir.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

(Sami Aboudi; Jean Terzian pour le service français)
reuters.com