Les gardiens de la Révolution iranienne "organisation terroriste", annonce Trump
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Les gardiens de la revolution iranienne "organisation terroriste", selon trump
Kevin Lamarque
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Les gardiens de la revolution iranienne "organisation terroriste", selon trump
Kevin Lamarque
WASHINGTON (Reuters) - Les Etats-Unis ont décidé d'inscrire les gardiens de la Révolution islamique, une composante de l'armée iranienne, sur leur liste des organisations étrangères terroristes, a annoncé lundi le président Donald Trump.
En réaction, le Conseil suprême de sécurité iranien a désigné les forces militaires américaines comme organisation terroriste, a rapporté la télévision publique iranienne.
La décision américaine prendra effet dans une semaine, a précisé lors d'une conférence de presse le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, partisan d'une ligne dure envers l'Iran.
Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) "est le principal moyen utilisé par le gouvernement iranien pour conduire et mettre en oeuvre sa campagne terroriste mondiale", a déclaré Donald Trump dans un communiqué.
"Si on fait affaire avec le CGRI, on finance le terrorisme", a averti le président américain.
C'est la première fois que Washington qualifie officiellement d'organisation terroriste une composante d'une armée étrangère.
La télévision publique iranienne a affirmé que la décision américaine était illégale et contraire au droit international.
"Aucun pays n'a le droit de qualifier de terroristes les forces armées d'un autre pays (...) L'influence de l'Iran au Moyen-Orient et ses succès dans la lutte contre l'Etat islamique sont les raisons derrière cette décision (américaine)", a affirmé la télévision.
Sur Twitter, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a dénoncé dans l'initiative américaine "un (autre) cadeau mal avisé fait à Netanyahu à la veille des élections" israéliennes et "une (autre) dangereuse mésaventure des Etats-Unis dans la région".
Le Conseil suprême de sécurité iranien a parlé d'une "mesure imprudente et illégale" qui constitue "une grosse menace pour la stabilité régionale et internationale(...)"
"BOURBIER"
Durant le week-end, 255 des 290 députés iraniens avaient promis dans un communiqué de "riposter" à toute mesure prise contre le CGRI "par une mesure de réciprocité".
Mohammad Javad Zarif avait accusé dimanche les dirigeants américains de "conduire les Etats-Unis dans un bourbier" en agissant pour le compte du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
La décision américaine pourrait entraîner des représailles contre l'armée et les services de renseignement américains de la part non seulement de Téhéran mais aussi d'autres gouvernements hostiles aux Etats-Unis.
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Washington avait déjà placé sur liste noire des dizaines d'entités et de personnes affiliées au CGRI, mais pas ce corps militaire dans son ensemble.
En 2007, le département du Trésor avait décrit la force Al Qods, l'unité d'élite du CGRI chargée des opérations sur les théâtres extérieurs, comme "le principal bras armé (de l'Iran) pour mener sa politique de soutien aux groupes terroristes et insurgés".
Le président de la commission de la sécurité nationale du Parlement iranien, Heshmatollah Falahatpisheh, a déclaré que Téhéran pourrait placer l'armée américaine sur sa propre liste des organisations terroristes.
"Si les gardiens de la Révolution sont placés sur la liste américaine des organisations terroristes, nous inscrirons l'armée des Etats-Unis sur la liste noire du terrorisme, au côté de Daech (le groupe Etat islamique)", a-t-il écrit sur Twitter.
Créé en 1979, le CGRI contrôle de vastes secteurs de l'économie iranienne et jouit d'une grande influence sur le système politique en Iran.
Composé d'environ 125.000 soldats, il dispose d'unités navales et aériennes. Il est également chargé des programmes de missiles balistiques et nucléaires de Téhéran.
(Lesley Wroughton et Doina Chiacu, avec Babak Dehghanpisheh, Parisa Hafezi et Marine Pennetier; Jean Terzian, Eric Faye, Jean-Stéphane Brosse et Guy Kerivel pour le service français)
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