Soudan: Les manifestations anti-Béchir se poursuivent à Khartoum
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Soudan: des coups de feu entendus dans les manifestations a khartoum
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Soudan: des coups de feu entendus dans les manifestations a khartoum
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KHARTOUM (Reuters) - Les attaques menées chaque matin depuis samedi par des "hommes masqués" contre les manifestants soudanais installés devant le ministère de la Défense à Khartoum ont fait une vingtaine de morts et des dizaines de blessés, a affirmé mardi Sadiq al Mahdi, figure historique de l'opposition qui réclame le départ du président Omar al Béchir.
Chef du principal parti d'opposition, Sadiq al Mahdi a demandé dans un communiqué une médiation des militaires en vue de négocier une transition pacifique vers la démocratie.
Omar Saleh Sennar, responsable de l'Association des professionnels soudanais, organisation à la pointe de la contestation, a appelé les manifestants à poursuivre leur sit-in devant le ministère de la Défense.
Il a souhaité la mise en place d'un gouvernement de transition, soulignant qu'il n'accepterait de négocier qu'avec l'armée, pas avec les représentants du président Béchir.
Pour la quatrième journée consécutive, des milliers de manifestants sont restés massés devant le complexe qui abrite le siège du ministère de la Défense, dans le centre de Khartoum, non loin de la résidence du président et du quartier général des services de sécurité.
Tôt dans la matinée, les forces de sécurité ont vainement tenté par deux fois de disperser les manifestants, ont rapporté des témoins.
Elles étaient également intervenues lundi matin mais des soldats étaient intervenus pour protéger les manifestants.
Selon des sources médicales proches de l'opposition, les affrontements ont fait depuis samedi 21 morts, dont cinq soldats, et plus de 150 blessés.
Les manifestations se succèdent au Soudan depuis le 19 décembre.
Au départ, les manifestants dénonçaient la forte hausse des prix des denrées de base, dans un contexte de grave crise économique provoquée en partie par des années de sanctions américaines et par la perte des revenus pétroliers depuis la sécession du Soudan du Sud en 2011.
Peu à peu, le mouvement a tourné à la contestation politique contre le président Béchir, au pouvoir depuis 1989.
Lundi, le ministère de l'Intérieur a fait état d'un bilan de 39 morts, dont trois membres des services de sécurité, depuis le début des troubles en décembre. L'opposition, elle, parle d'une soixantaine de morts sur la même période.
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(Khalid Abdelaziz, Ali Abdelaty avec le bureau du Caire; Arthur Connan et Guy Kerivel pour le service français)
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