Pékin promet un "traitement équitable" aux entreprises européennes
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Un sommet ue-chine domine par la question des echanges commerciaux
Jason Lee
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Un sommet ue-chine domine par la question des echanges commerciaux
Jason Lee
BRUXELLES (Reuters) - Le Premier ministre chinois Li Keqiang a promis mardi à l'Union européenne que les compagnies étrangères en Chine ne seraient plus contraintes de partager leurs savoir-faire sensibles pour s'implanter dans le pays et il s'est déclaré prêt à s'attaquer au dossier des subventions publiques à l'industrie.
Ces engagements, formulés par le chef du gouvernement chinois à l'occasion du sommet annuel UE-Chine à Bruxelles, ressemblent à ceux que Pékin a déjà fournis aux Etats-Unis. Ils signalent une possible ouverture du marché chinois que convoitent depuis longtemps les entreprises européennes.
"Les entreprises européennes bénéficieront d'un traitement équitable", a annoncé Li Keqiang lors d'une conférence de presse au terme d'une réunion de trois heures à Bruxelles.
Le Premier ministre chinois a également proposé la mise en place d'un mécanisme de réglement des différends soulevés par les entreprises étrangères en Chine.
Le président du Conseil européen, Donald Tusk, s'est réjoui de ces promesses, y voyant un tournant dans les relations entre le bloc communautaire et la deuxième économie mondiale.
Donald Tusk a souligné que pour la première fois, la Chine avait accepté d'entamer des discussions sur la réforme des règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), "une priorité pour l'Europe".
La Chine a également convenu de répondre aux inquiétudes de l'UE concernant les subventions publiques chinoises à l'industrie.
"Les deux parties vont intensifier leurs discussions avec l'objectif de renforcer les règles internationales sur les subventions à l'industrie", ont déclaré les deux parties dans la déclaration de clôture du sommet.
L'UE est le premier partenaire commercial de la Chine et elle-même est le second marché des biens et services européens, après les Etats-Unis.
Mais Bruxelles est exaspérée de la lenteur avec laquelle la Chine ouvre son marché aux entreprises étrangères, voit d'un mauvais oeil une multiplication des OPA chinoises dans des secteurs économiques vitaux et a le sentiment que la Chine n'est pas vraiment partisane du libre-échange.
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Le mois dernier, la Commission européenne a défini un plan d'action en dix points, qui devrait permettre une coopération accrue dans des domaines tels que le changement climatique, mais qui exige une meilleure réciprocité, notamment sur l'accès des entreprises de l'UE aux marchés publics chinois.
Dans une tribune publiée lundi dans le journal allemand Handelsblatt, Li Keqiang a indiqué que Pékin souhaitait coopérer avec l'Union européenne sur les dossiers allant des changements climatiques au commerce et a démenti des accusations selon lesquelles la Chine cherchait à diviser les Européens en investissant dans des pays de l'est de l'UE.
(Philip Blenkinsop et Robin Emmott; Arthur Connan et Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Véronique Tison)
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