Attentat suicide contre un poste militaire en Syrie, trois morts
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BEYROUTH (Reuters) - Des kamikazes déguisés en paysans ont attaqué mardi une position de l'armée dans l'ouest de la Syrie faisant trois morts, ont annoncé les médias publics syriens.
Les membres du commando ont également été tués, a précisé une source militaire citée par les médias.
L'attentat, qui n'a pas été revendiqué, a eu lieu au nord de Hama, ville du Nord-Ouest syrien. Le nord-ouest de la Syrie est le dernier fief de l'insurrection contre le président Bachar al Assad.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme, une ONG basée à Londres qui suit la guerre au quotidien grâce à un réseau d'informateurs sur le terrain, parle pour sa part de dix personnes tuées. L'attentat, indique l'OSDH, a été perpétré par un groupe djihadiste dans une zone démilitarisée créée en vertu d'un accord entre la Turquie et la Russie pour circonscrire la guerre au Nord-Ouest syrien.
Selon les médias d'Etat, l'attaque a eu lieu près de Taïbat al Imam vers 3 heures du matin (minuit GMT). Un char qui appuyait les djihadistes a été détruit.
La Russie et la Turquie ont conclu un accord en septembre dernier pour empêcher une importante offensive du pouvoir syrien sur Idlib et les régions voisines des provinces de Hama et d'Alep via la création de la zone démilitarisée.
Mais les groupes djihadistes qui dominent la région d'Idlib ont encore resserré leur présence au cours des derniers mois et la Russie tient à aider Bachar al Assad à reprendre le territoire.
Le président russe Vladimir Poutine a discuté de la Syrie avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan, lundi à Moscou. Les deux chefs d'Etat ont décidé d'organiser des patrouilles conjointes dans la région.
Les régions d'Idlib, de Hama et d'Alep sont en grande partie sous le contrôle de djihadistes, notamment du groupe Tahrir al Cham, anciennement connu sous le nom de Front al Nosra.
Selon les Nations unies, trois millions de personnes vivent dans la région d'Idlib et les zones adjacentes, dont la moitié sont des réfugiés intérieurs qui ont fui la guerre.
Les forces turques contrôlent une autre portion du territoire syrien, au nord d'Alep, où sont basés les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), soutenue par la Turquie.
(Tom Perry; Danielle Rouquié pour le service français)
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