Législatives en Inde: Modi en appelle à la ferveur nationaliste
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Legislatives en inde: modi en appelle a la ferveur nationaliste
AMIT DAVE
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Legislatives en inde: modi en appelle a la ferveur nationaliste
AMIT DAVE
par Sanjeev Miglani
NEW DELHI (Reuters) - Le Premier ministre indien Narendra Modi compte sur la ferveur nationaliste pour remporter les élections législatives qui débutent jeudi, mais le scrutin pourrait être plus serré que prévu en raison du mécontentement suscité par les difficultés des agriculteurs et du chômage.
D'après les derniers sondages, le Bharatiya Janata Party (BJP), auquel il appartient, devrait atteindre tout juste la majorité, alors qu'il l'a emporté haut la main il y a cinq ans. Le chef du gouvernement avait alors promis de faire de l'Inde l'une des plus grandes puissances économiques et militaires.
Son équipe s'était par ailleurs engagée à créer un million d'emplois par mois, or le compte n'y est pas et la situation des agriculteurs, malmenés par la baisse des prix de vente, ne s'est pas non plus arrangée, malgré la croissance du PIB, qui reste l'une des plus fortes au monde.
Alimenté notamment par les difficultés des producteurs de sucre de l'Uttar Pradesh, dans le nord, et les faillites de petites entreprises du Sud incapables de faire face à l'instauration d'un impôt unique, le mécontentement gagne du terrain.
"Les élections seront beaucoup plus serrées qu'on ne le pensait. La colère et les désillusions s'accumulent dans les campagnes", confirme le politologue Nilanjan Mukhopadhyay, auteur d'une biographie de Modi.
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En décembre, le camp nationaliste a tiré la sonnette d'alarme après la perte de trois Etats-clés, remportés par le parti Congrès, principale composante de l'opposition, emmené par Rahul Gandhi.
L'aggravation, en février, des tensions avec le Pakistan, a toutefois relancé le BJP, qui se présente en garant de la sécurité nationale.
"UN PROBLÈME NATIONAL"
"Les gens étaient très mécontents que Modi n'ait pas tenu ses grandes promesses. Tout le monde se plaint du chômage, les agriculteurs sont partout en difficultés, mais la question du Pakistan a semé la confusion. Certains pensent qu'il faut voter pour Modi. C'est un problème national", rapporte un chauffeur de VTC de Bombay.
Modi a ordonné des représailles militaires sans précédent depuis 1971 après l'attentat revendiqué par des séparatistes cachemiris qui a fait une quarantaine de morts le 14 février parmi des auxiliaires de police indiens.
Plusieurs accrochages aériens ont ensuite eu lieu, alors que les deux puissances nucléaires multipliaient les menaces. Les pressions occidentales ont depuis ramené le calme, mais Modi a promis d'ordonner de nouvelles représailles si les violences séparatistes de poursuivent. Le Premier ministre a par ailleurs condamné les propos de ceux qui craignent une dérive militaire.
"Pourquoi ces gens sont-ils si troublés quand l'Inde agit avec fermeté contre les forces de la terreur ?", s'est-il encore interrogé cette semaine lors d'un rassemblement électoral dans l'Ouest.
Le responsable régional d'un mouvement hindou lié au BJP et son garde du corps ont été tués mardi par des inconnus dans un hôpital de l'Etat de Jammu-et-Cachemire, où les séparatistes musulmans appellent au boycott des législatives.
Environ 900 millions d'Indiens sont invités à se rendre aux urnes dans le cadre de ce scrutin en sept phases qui s'étalera jusqu'en mai. La fin du dépouillement est prévue le 23 mai.
(Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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