Brexit: Merkel prête à accorder un "délai raisonnable" à May et au Labour
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Brexit: merkel prete a accorder un "delai raisonnable" a may et au labour
HANNIBAL HANSCHKE
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Brexit: merkel prete a accorder un "delai raisonnable" a may et au labour
HANNIBAL HANSCHKE
BERLIN (Reuters) - A quelques heures d'un nouveau sommet européen extraordinaire consacré au Brexit, Angela Merkel a estimé mercredi qu'il fallait accorder un délai "raisonnable" au Royaume-Uni pour qu'il finalise sa sortie de l'Union européenne et a ajouté que ce report pourrait être plus long que celui demandé par Theresa May.
"Je suis de l'avis, et mon gouvernement aussi, que nous devrions donner aux deux parties un laps de temps raisonnable", a dit la chancelière allemande en évoquant les discussions en cours à Londres entre le gouvernement May et l'opposition travailliste de Jeremy Corbyn.
"Il se pourrait bien qu'il s'agisse d'une extension plus longue que ce qui a été demandé par la Première ministre britannique", a-t-elle ajouté devant les députés du Bundestag, évoquant "plusieurs mois".
Theresa May, qui s'est résolue à tendre la main au Labour pour tenter de trouver une issue à l'impasse à Londres, a formellement demandé à ses partenaires européens de reporter la date du Brexit au 30 juin, avec possibilité d'anticiper le départ en cas de ratification de l'Accord de retrait qu'elle a négocié avec Bruxelles.
"Nous organiserons cette prolongation de telle sorte que lorsque la Grande-Bretagne aura adopté l'Accord de retrait, elle pourra ensuite mettre en oeuvre très rapidement sa sortie de manière ordonnée", a poursuivi Merkel.
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Selon le projet de conclusions préparé en vue du Conseil européen de mercredi soir, que Reuters a pu consulter, l'UE accordera au Royaume-Uni davantage de temps mais à certaines conditions, dont celle de participer aux élections européennes des 23-26 mai.
Si Londres ne respecte pas ces conditions, l'UE abrégera le délai et ramènera la date du Brexit au 1er juin.
"Si le Royaume-Uni est toujours membre de l'UE à la période du 23-26 mai 2019 et s'il n'a pas ratifié l'Accord de retrait d'ici le 22 mai 2019, il devra participer aux élections européennes conformément aux règles de l'UE. Si le Royaume-Uni ne satisfait pas à cette obligation, le retrait interviendra au 1er juin 2019", lit-on dans ce projet de texte.
La France ne s'opposera pas à un report de quelques mois, à condition qu'il s'accompagne de l'engagement du Royaume-Uni de ne pas participer pleinement aux futures décisions structurantes pour l'Union européenne, a déclaré mardi une source à l'Elysée.
A commencer par la présidence de la future Commission européenne et le débat sur le prochain cadre financier pluriannuel (2021-2027).
Selon des responsables européens, l'Allemagne, la France, le Luxembourg et le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit Michel Barnier ont soutenu l'idée d'un report de courte durée mardi lors d'une réunion préparatoire à Luxembourg, afin de maintenir la pression sur les responsables politiques britanniques pour qu'ils ratifient l'Accord de retrait.
Les Pays-Bas et la République tchèque appuyaient au contraire l'idée d'un report plus long, dans l'idée d'effrayer les partisans du Brexit et de les inciter à voter pour le projet de divorce de Theresa May.
Le conseil européen est programmé à partir de 18h00 (16h00 GMT) à Bruxelles.
(Paul Carrel avec Alastair Macdonald et Gabriela Baczynska à Bruxelles; Eric Faye et Henri-Pierre André pour le service français)
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