Soudan: Un groupe d'opposition appelle à une grève générale
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Soudan: un groupe d'opposition appelle a une greve generale
Umit Bektas
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Soudan: un groupe d'opposition appelle a une greve generale
Umit Bektas
KHARTOUM (Reuters) - Le principal groupe d'opposition soudanais a appelé lundi à la tenue d'une grève générale et à la désobéissance civile à partir de début mai, alors que se tenaient dans la capitale Khartoum de nouvelles discussions entre les militaires au pouvoir et des représentants de l'opposition.
Dans un communiqué, l'Association des professionnels soudanais (APS), cheville ouvrière de la contestation, a déclaré que l'armée avait tenté de rompre le sit-in organisé à Khartoum, une manoeuvre qui reflète les tensions entre les deux camps.
L'APS a demandé à la population de prendre part en plus grand nombre encore au rassemblement entamé le 6 avril dernier devant le siège du ministère de la Défense pour faire pression sur l'armée.
Cette annonce est intervenue après une nouvelle réunion au palais présidentiel entre les militaires au pouvoir et des représentants de l'opposition destinée à négocier les prérogatives d'un futur conseil commun de transition, a-t-on appris de deux sources au fait des discussions.
La rencontre était censée porter sur la composition du conseil mais les officiers ont concentré les discussions sur les pouvoirs et fonctions de la future instance, ont précisé ces sources.
Le principe de pourparlers entre le Conseil militaire de transition et les Forces de la déclaration de la liberté et du changement a été acté en milieu de semaine dernière afin de sortir le pays de l'impasse politique dans laquelle il se trouve depuis le départ forcé du président Omar Hassan el Béchir, déposé par l'armée le 11 avril après plusieurs mois de manifestations.
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La composition du futur conseil de transition commun est capitale car les protagonistes de la contestation réclament qu'il soit dirigé par des civils. Les militaires n'ont rien laissé filtrer de leurs intentions sur ce point.
Après avoir déposé Béchir, le Conseil militaire de transition a annoncé qu'il resterait en place pendant deux ans jusqu'à la tenue d'élections.
Les Forces de la déclaration de la liberté et du changement réclament une période de transition de quatre ans supervisée par le conseil commun de transition, qui serait un organe souverain supervisant un gouvernement technique et un conseil législatif.
(Khalid Abdelaziz, Aidan Lewis; Jean-Stéphane Brosse et Jean Terzian pour le service français)
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