Arrestation en Algérie de Saïd Bouteflika, frère de l'ex-président
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Arrestation en algerie de said bouteflika, frere de l'ex-president
Zohra Bensemra
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Arrestation en algerie de said bouteflika, frere de l'ex-president
Zohra Bensemra
ALGER (Reuters) - La police algérienne a arrêté Saïd Bouteflika, le plus jeune frère de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika, et deux anciens chefs des services de renseignement, les généraux Bachir Athmane Tartag et Mohamed Mediene, a-t-on appris samedi auprès de responsables de la sécurité.
Aucun autre détail n'a pu être obtenu et la police n'a fait a aucun commentaire dans l'immédiat. L'information a été donnée en premier lieu par la chaîne de télévision privée Ennahar TV.
Saïd Bouteflika a conseillé pendant plus de dix ans son frère, qui a démissionné de la présidence le 2 avril sous la pression de la rue. Il était lui aussi visé par les slogans des manifestants qui défilent depuis février à Alger et dans les autres villes du pays pour réclamer un changement de régime.
Saïd Bouteflika était considéré comme le véritable numéro un de l'exécutif depuis l'accident vasculaire cérébral dont son frère a été victime en 2013.
"L'arrestation de Saïd représente certainement un moment clé dans le démantèlement du système Bouteflika", a commenté une source politique haut placée.
Le chef de l'armée algérienne, Ahmed Gaed Salah, a promis aux manifestants de débarrasser le pays des responsables politiques, hommes d'affaires et militaires corrompus afin de rétablir la confiance dans les institutions.
Le mois dernier, il a accusé le général Mediene de saper le processus de transition. "J'adresse un dernier avertissement à cet individu. Et, s'il persiste dans ses actes, des mesures juridiques fermes seront prises à son encontre", a-t-il alors averti.
Bouteflika a limogé Mediene en 2015 dans le but d'affaiblir le pouvoir des services de renseignement mais le général reste considéré comme l'un des personnages les plus puissants du pays.
Vendredi, des centaines de milliers de manifestants, réclamant le départ de l'élite au pouvoir en Algérie, ont manifesté dans le centre de la capitale Alger, pour le onzième vendredi consécutif.
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Les protestataires demandent le départ du président par intérim Abdelkader Bensalah, qui doit rester en fonction jusqu'à une nouvelle életion présidentielle le 4 juillet prochain, et du Premier ministre Noureddine Bedoui, nommé par Bouteflika quelques jours avant sa démission.
(Hesham Hajali et Lamine Chikhi, Jean-Philippe Lefief et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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