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France : L'UFC-Que Choisir alerte sur les produits à base de soja

reuters.com  |   |  311  mots
L'ufc-que choisir alerte sur les produits a base de soja[reuters.com]
(Crédits : Agustin Marcarian)

PARIS (Reuters) - L'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir annonce jeudi avoir saisi les autorités françaises sanitaires et de la concurrence après avoir constaté, dans des aliments à base de soja, la présence de teneurs élevées de phytoestrogènes, composés "suspectés" d'être des perturbateurs endocriniens.

L'UFC-Que Choisir, qui précise avoir mesuré les doses de phytoestrogènes dans 55 aliments courants à base de soja (plats préparés, boissons, etc...), indique avoir alerté à la fois l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

L'association, qui juge les teneurs en phytoestrogènes trouvées dans les produits testés "particulièrement préoccupantes" dans son test en laboratoire, demande à l'Anses de réévaluer le niveau de risque pour les consommateurs et, le cas échéant, de définir "des doses maximales d'application obligatoires".

La DGCCRF est quant à elle priée d'obliger les fabricants à faire figurer sur les étiquettes de leurs produits les teneurs en phytoestrogènes ainsi que des "restrictions à la consommation" pour les enfants et les femmes enceintes.

En attendant la réponse des autorités, l'UFC-Que Choisir recommande notamment aux consommateurs d'"éviter" de consommer "tout produit contenant du soja" pour les enfants de moins de trois ans et les femmes enceintes et, pour le reste de la population, de consommer au maximum un produit par jour à base de soja.

Selon l'UFC-Que Choisir, les phytoestrogènes - des substances produites naturellement par certaines plantes et proches des oestrogènes, hormones féminines - "pourraient être" des perturbateurs endocriniens, c'est-à-dire des agents chimiques capables d'interférer avec le système hormonal et susceptibles de favoriser certains cancers, voire d'agir sur le foetus ou la fertilité.

(Danielle Rouquié, édité par Myriam Rivet)