Onze candidats déclarés à la succession de Theresa May
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Onze candidats declares a la succession de theresa may
YVES HERMAN
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Onze candidats declares a la succession de theresa may
YVES HERMAN
LONDRES (Reuters) - Onze candidats déclarés briguent pour le moment la succession de Theresa May à la tête du Parti conservateur et du gouvernement britannique.
Le processus de désignation débutera dans la semaine du 10 juin. La première phase se déroulera au niveau du groupe parlementaire du parti Tory qui réduira le champ des candidatures par une série de votes. Les deux candidats retenus seront alors soumis au vote des quelque 120.000 adhérents du parti.
Les candidats en lice:
BORIS JOHNSON
Agé de 54 ans, l'ancien secrétaire au Foreign Office de Theresa May, qui fut aussi maire de Londres, a les faveurs des sondages et des "bookmakers".
Commentant l'annonce du retrait de la Première ministre, il a déclaré que le Royaume-Uni quitterait l'Union européenne au 31 octobre prochain, "avec ou sans accord".
Hostile à la tenue d'un second référendum, il estime qu'"aucun être sensé ne viserait exclusivement une sortie sans accord" mais ajoute dans le même temps qu'"aucun être sensé n'exclurait un No-Deal".
DOMINIC RAAB
L'ancien ministre du Brexit, âgé de 45 ans, n'est resté que cinq mois en fonctions avant de quitter le gouvernement May, jugeant que l'accord de retrait négocié avec les Européens n'était pas à la hauteur des promesses du Parti conservateur.
Il entend renégocier un "accord plus équitable" avec Bruxelles mais ne souhaite pas repousser la date du Brexit, désormais fixée au 31 octobre, quitte à sortir sans accord. Mais alors, ajoute-t-il, le Royaume-Uni ne paiera qu'une fraction des 39 milliards de livres sterling (45 milliards d'euros environ) de la facture du divorce (couvrant les engagements financiers pris par Londres dans le cadre de l'actuel budget pluriannuel communautaire).
MICHAEL GOVE
Aujourd'hui âgé de 51 ans, l'actuel ministre de l'Environnement fut l'une des principales figures du mouvement en faveur du "Leave" lors de la campagne pour le référendum du 23 juin 2016.
Entré en campagne le 26 mai, il se dit "prêt à unir les conservateurs et le parti unioniste (ndlr, le DUP, force d'appoint indispensable à la majorité conservatrice à la Chambre des communes), prêt à concrétiser le Brexit et prêt à diriger ce grand pays".
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ANDREA LEADSOM
Militante du Brexit lors de la campagne référendaire, Andrea Leadsom, 56 ans, était ministre chargée des Relations avec le Parlement. En désaccord avec la stratégie de la Première ministre, elle en a démissionné avant que May n'annonce son retrait.
A l'été 2016, après la démission de David Cameron consécutive à la victoire du camp du Leave, elle s'était déjà portée candidate à la direction du Parti conservateur et donc à la tête du 10, Downing Street.
"Finaliste" face à May, elle avait retiré sa candidature avant le vote des militants, payant le prix d'une interview dans laquelle elle expliquait que sa qualité de mère de famille la qualifiait davantage que sa rivale pour la suite des événements. Sa sortie avait été jugée injuste pour May, qui n'a pas eu d'enfants.
JEREMY HUNT
L'ancien ministre de la Santé âgé de 52 ans a succédé à Boris Johnson à la tête du Foreign office en juillet 2018. Partisan d'un maintien dans l'Union européenne lors du référendum de 2016, il prône aujourd'hui une renégociation de l'accord de retrait - ce que Bruxelles exclut pour l'heure - et propose la formation d'une nouvelle équipe de négociateurs, englobant davantage de sensibilités, une solution qu'il tient pour le meilleur moyen d'éviter un "no deal" qui serait un "suicide politique".
Hunt table sur les "promesses de la technologie" pour régler la question de la frontière irlandaise, au coeur du blocage à Londres.
Il refuse de menacer de sortir sans accord à la date du 31 octobre.
RORY STEWART
Ancien diplomate âgé de 46 ans, passé par Eton, Rory Stewart, randonneur aguerri qui a traversé à pied l'Iran, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Inde et le Népal, a été promu courant mai au rang de ministre du Développement international.
Partisan d'un maintien dans l'UE lors du référendum de 2016, il s'oppose à une sortie sans accord et défend l'accord négocié par Theresa May avec Bruxelles. Il dit vouloir un divorce "pragmatique et modéré".
SAJID JAVID
Ancien banquier âgé de 49 ans, libéral convaincu, le ministre de l'Intérieur, qui a affiché un portrait de Margaret Thatcher dans son bureau, a voté pour le "remain" en 2016 alors qu'il était plutôt considéré comme un eurosceptique.
Il juge qu'il n'y a pas grand chose à craindre d'un divorce sans accord, soulignant que le Royaume-Uni aura quoi qu'il arrive "la capacité de se protéger".
MATT HANCOCK
Ancien économiste à la Banque d'Angleterre, le ministre de la Santé, âgé de 40 ans, a lui aussi voté pour le "remain" en 2016.
Sortir de l'UE sans accord n'est pas une option, dit-il, expliquant que le Parlement ne le permettrait pas.
ESTHER MCVEY
A 51 ans, l'ancienne présentatrice de télévision a démissionné de son rang de ministre du Travail et des Retraites en novembre dernier pour marquer son rejet de l'accord négocié par May.
Partisane du Brexit, son objectif est de faire en sorte que le Royaume-Uni quitte l'UE à la date du 31 octobre, avec ou sans accord.
"Nous ne demanderons pas d'autres extensions", a-t-elle ajouté, soulignant que des reports à répétition ne faisaient qu'alimenter une "incertitude corrosive" dont "les Britanniques, les entreprises et le pays ne veulent pas".
KIT MALTHOUSE
Ancien maire adjoint de Londres âgé de 52 ans, Malthouse, qui siège au Parlement depuis 2015, est secrétaire d'Etat au Logement.
Il a participé à l'élaboration - et lui a donné son nom - d'un plan censé sortir de l'impasse. Le "Compromis Malthouse" propose de remplacer le "backstop" irlandais, cette clause, honnie par les Brexiters, de l'accord de retrait destinée à éviter le rétablissement d'une frontière physique entre la république d'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord.
JAMES CLEVERLY
Dernier candidat déclaré en date, le sous-secrétaire d'Etat au Brexit, âgé de 49 ans, juge que l'époque est au changement et, ajoute-t-il, il est la bonne personne pour porter ce changement.
Un Brexit sans accord n'a pas sa préférence, mais il juge que cette perspective ne serait pas si destructrice qu'on le prétend. Bien moins en tout cas qu'une annulation du Brexit.
(Kylie MacLellan, William James et Elizabeth Piper avec Bhargav Acharya à Bangalore; Henri-Pierre André pour le service français)
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