Sommet d'urgence en Arabie saoudite face aux menaces imputées à l'Iran
reuters.com

Sommet d'urgence en arabie saoudite face aux menaces imputees a l'iran
Hamad I Mohammed
reuters.com

Sommet d'urgence en arabie saoudite face aux menaces imputees a l'iran
Hamad I Mohammed
LA MECQUE, Arabie saoudite (Reuters) - Le roi Salman d'Arabie saoudite, qui a convoqué un sommet d'urgence des Etats arabes, a déclaré jeudi soir que les capacités nucléaires et balistiques de l'Iran menaçaient la sécurité régionale et mondiale.
Les actes de Téhéran, a-t-il poursuivi, ont menacé le commerce maritime international et le marché pétrolier en "violation manifeste des traités de l'Onu".
Deux événements récents ont motivé le sommet saoudien: l'attaque au drone contre des stations de pompage de pétrole en Arabie saoudite et des "actes de sabotage" qui ont visé des pétroliers au large des Emirats arabes unis.
Dans ce contexte, a souligné le roi Salman, il est nécessaire d'adopter une position "ferme et déterminée" face à l'Iran. Et la communauté internationale doit user de tous les moyens pour que la république islamique cesse de s'ingérer dans les affaires intérieures des autres pays.
Ryad a accusé l'Iran d'avoir ordonné ces frappes de drone, revendiquées par les miliciens Houthis que l'Arabie combat depuis plus de quatre ans au Yémen.
Quant aux sabotages du 12 mai, les Etats-Unis affirment disposer de preuves impliquant directement l'Iran. John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, a indiqué jeudi qu'elles pourraient être présentées dès la semaine prochaine au Conseil de sécurité des Nations unies.
Le chef de la diplomatie saoudienne, Ibrahim al Assaf, a déclaré avant ce rendez-vous qu'il fallait répondre avec "force et fermeté" aux attaques observées ces dernières semaines.
La république islamique dément pour sa part toute responsabilité dans ces événements.
En déplacement le week-end dernier en Irak, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohamad Javad Zarif, a proposé un "pacte de non-agression" entre l'Iran et ses voisins du Golfe, ajoutant que Téhéran désirait bâtir des relations équilibrée avec tous les Etats de cette région du globe.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

En dépit de la brouille qui oppose depuis la mi-2017 le Qatar aux autres Etats du Conseil de coopération du Golfe (CCG), le roi Salman d'Arabie saoudite a invité l'émir du Qatar à se joindre aux sommets de jeudi et vendredi.
Le Premier ministre qatari cheikh Abdallah ben Nasser Al Thani est arrivé jeudi pour représenter son pays. Il est le plus haut dignitaire qatari à se rendre en Arabie saoudite depuis deux ans.
L'Irak et le sultanat d'Oman, qui entretiennent de bonnes relations tant avec Téhéran que Washington, disent vouloir oeuvrer à apaiser les tensions. Le Qatar, qui abrite la principale base militaire américaine dans la région et partage avec l'Iran l'exploitation d'un gisement de gaz, a lui aussi proposé ses services.
(Aziz El Yaakoubi et Marwa Rashad avec Eric Knecht à Doha et Babak Dehghanpisheh à Genève; Henri-Pierre André pour le service français)
reuters.com