Sommet d'urgence en Arabie saoudite face aux menaces imputées à l'Iran
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Sommet d'urgence en arabie saoudite face aux menaces imputees a l'iran
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Sommet d'urgence en arabie saoudite face aux menaces imputees a l'iran
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par Marwa Rashad et Aziz El Yaakoubi
LA MECQUE, Arabie saoudite (Reuters) - Le roi Salman d'Arabie saoudite, qui a convoqué un sommet d'urgence des Etats arabes, a déclaré jeudi soir que les capacités nucléaires et balistiques de l'Iran menaçaient la sécurité régionale et mondiale, appelant la communauté internationale à prendre des mesures pour éviter une escalade.
Les actes de Téhéran, a-t-il ajouté, ont menacé le commerce maritime international et le marché pétrolier en "violation manifeste des traités de l'Onu".
"L'absence d'une position ferme face aux actions subversives du régime iranien dans la région ont poussé celui-ci à aller trop loin, comme nous le constatons aujourd'hui", a-t-il poursuivi.
Mais, signe des tensions dans la région, l'Irak a dit être en désaccord avec le communiqué publié par les Etats arabes à l'issue de ce sommet, programmé en marge du sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG).
Le président irakien Barham Salih, dont le pays entretient de bonnes relations avec son voisin Téhéran et Washington, a dit espérer que la sécurité de l'Iran ne serait pas en danger.
Deux événements récents ont motivé le sommet saoudien: l'attaque au drone contre des stations de pompage de pétrole en Arabie saoudite et des "actes de sabotage" qui ont visé des pétroliers au large des Emirats arabes unis.
Ryad a accusé l'Iran d'avoir ordonné ces frappes de drone, revendiquées par les miliciens Houthis que l'Arabie combat depuis plus de quatre ans au Yémen.
Quant aux sabotages du 12 mai, les Etats-Unis affirment disposer de preuves impliquant directement l'Iran. John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, a indiqué jeudi qu'elles pourraient être présentées dès la semaine prochaine au Conseil de sécurité des Nations unies.
A Washington, le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a accusé l'Iran de vouloir ainsi faire grimper les cours du pétrole mondiaux.
La république islamique dément pour sa part toute responsabilité dans ces événements.
En déplacement le week-end dernier en Irak, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohamad Javad Zarif, a proposé un "pacte de non-agression" entre l'Iran et ses voisins du Golfe, ajoutant que Téhéran désirait bâtir des relations équilibrée avec tous les Etats de cette région du globe.
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RÉPONSE "FORTE ET FERME"
Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) a dit soutenir l'Arabie saoudite dans toutes les mesures qu'elle juge nécessaires pour protéger sa sécurité et sa stabilité.
Dans un communiqué relayé par l'agence de presse saoudienne SPA à l'issue du sommet, il demande à l'Iran de respecter le droit international, de ne plus s'ingérer dans les affaires internes d'autres pays et de ne plus financer des milices et des "organisations terroristes".
Il appelle par ailleurs la communauté internationale à prendre des mesures supplémentaires pour empêcher Téhéran de développer un programme d'armement nucléaire.
"Le royaume entend préserver la stabilité et la sécurité de la région" et éviter une guerre, a déclaré le roi Salman, invitant la communauté internationale à user de tous les moyens pour que Téhéran cesse de s'ingérer dans les affaires intérieures des autres pays.
Le président égyptien, Abdel Fattah al Sissi, a déclaré lors du sommet que les attaques récentes incitaient à la reprise des discussions autour de mécanismes de défense conjoints des Etats arabes.
Le chef de la diplomatie saoudienne, Ibrahim al Assaf, a déclaré avant ce rendez-vous qu'il fallait répondre avec "force et fermeté" aux attaques observées ces dernières semaines.
En dépit de la brouille qui oppose depuis la mi-2017 le Qatar aux autres Etats du CCG, le roi Salman d'Arabie saoudite a invité l'émir du Qatar à se joindre aux sommets de jeudi et vendredi.
Le Premier ministre qatari cheikh Abdallah ben Nasser Al Thani est arrivé jeudi pour représenter son pays. Il est le plus haut dignitaire qatari à se rendre en Arabie saoudite depuis deux ans.
L'Irak et le sultanat d'Oman, qui entretiennent de bonnes relations tant avec Téhéran que Washington, disent vouloir oeuvrer à apaiser les tensions. Le Qatar, qui abrite la principale base militaire américaine dans la région et partage avec l'Iran l'exploitation d'un gisement de gaz, a lui aussi proposé ses services.
(avec David Brunnstrom à Washington, Lisa Barrington à Dubaï, Eric Knecht à Doha et Babak Dehghanpisheh à Genève; Henri-Pierre André et Jean Terzian pour le service français)
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