Les Emirats accusent un Etat d'être à l'origine des sabotages de tankers
reuters.com

Les emirats accusent un etat d'etre a l'origine des sabotages de tankers
Ahmed Jadallah
reuters.com

Les emirats accusent un etat d'etre a l'origine des sabotages de tankers
Ahmed Jadallah
NEW YORK (Reuters) - Les Emirats arabes unis (EAU) ont déclaré jeudi devant le Conseil de sécurité de l'Onu que les attaques perpétrées le mois dernier contre quatre pétroliers au large des Emirats portaient la marque d'une "opération sophistiquée et coordonnée" qui est vraisemblablement l'oeuvre d'un acteur étatique.
Dans un document présenté lors d'un compte-rendu devant les membres du Conseil de sécurité des Nations unies, qu'ont co-signé la Norvège et l'Arabie saoudite, les EAU ne disent pas quelle nation ils estiment responsable des attaques.
Les trois pays ne font aucune mention de l'Iran, accusé par les Etats-Unis d'être directement à l'origine des attaques.
Les attaques requéraient un haut niveau de maîtrise navale et des plongeurs hautement qualifiés, estiment les EAU, la Norvège et l'Arabie saoudite.
"Alors que les enquêtes se poursuivent, ces éléments suggèrent fortement que les quatre attaques faisaient partie d'une opération sophistiquée et coordonnée menée par un acteur avec suffisamment de capacités opérationnelles, vraisemblablement un acteur étatique", écrivent-ils dans le document.
Deux pétroliers saoudiens, un navire émirati et un tanker norvégien ont été victimes d'actes de sabotage le 12 mai dernier. Les incidents n'ont fait aucune victime mais ravivé les tensions dans le Golfe.
Pour les Etats-Unis, les saboteurs ont utilisé "presque certainement" des mines navales en provenance d'Iran, a déclaré fin mai le conseiller à la sécurité nationale de la Maison blanche, John Bolton.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

L'Iran a démenti toute implication dans ces incidents, qui se sont produits au large de l'émirat du Foudjeïrah, à une extrémité du détroit d'Ormuz par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole.
(Catherine Koppel, avec Maher Chmaytelli à Dubaï; Henri-Pierre André et Jean Terzian pour le service français)
reuters.com