Brexit: May s'en va mais le "backstop" demeure, prévient Barnier
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Brexit: may s'en va mais le "backstop" demeure, previent barnier
YIANNIS KOURTOGLOU
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Brexit: may s'en va mais le "backstop" demeure, previent barnier
YIANNIS KOURTOGLOU
BRUXELLES (Reuters) - La démission de la Première ministre britannique Theresa May, dont les fonctions à la tête du Parti conservateur ont pris fin ce vendredi, ne fait pas disparaître la question d'un éventuel rétablissement de la frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord, a déclaré le chef des négociateurs européens Michel Barnier.
Le successeur de Theresa May, qui devrait être désigné dans la semaine du 22 juillet par le Parti conservateur, sera lui aussi confronté au problème du "backstop" (la clause de sauvegarde), dispositif destiné à éviter le retour à une frontière physique en Irlande.
"Le problème est là, créé par le Brexit", a déclaré Michel Barnier lors d'une conférence en Slovaquie. "Nous devons préserver la paix. La stabilité n'est pas un problème de marchandises ou un problème douanier. Le problème est celui des gens en Irlande, des deux côtés", a-t-il ajouté.
La frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord a été supprimée par les accords de paix de 1998 qui ont mis fin à trois décennies de violences communautaires dans la province nord-irlandaise.
"Dans tous les cas, un nouveau Premier ministre ne va pas changer le problème", a poursuivi Michel Barnier. "Le problème est là et le nouveau Premier ministre aura la responsabilité de le résoudre avec nous."
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Cette question de la clause de sauvegarde s'est imposée comme la plus épineuse et la plus âprement discutée dans les négociations menées pendant deux ans par les Britanniques et les Européens.
L'ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson apparaît comme le favori dans la course à la succession de Theresa May, une partie des élus conservateurs le voyant comme le meilleur rempart contre la progression de Nigel Farage dont le Parti du Brexit a réussi une spectaculaire percée lors des élections européennes.
Michel Barnier s'est refusé à faire un commentaire sur les candidats en lice pour s'installer au 10 Downing Street, nombre d'entre eux ayant promis d'être en mesure de renégocier l'Accord de retrait conclu en novembre avec les Européens.
Cette idée d'une renégociation est exclue par les dirigeants européens.
"La question est de savoir si le Royaume-Uni veut sortir d'une manière ordonnée. Si la réponse est 'oui', l'Accord de retrait est le seul possible", a rappelé Barnier.
Un Brexit sans accord ("no-deal") ne sera jamais le choix de l'Union européenne, a affirmé le négociateur, répétant que les Vingt-Sept étaient déterminés à défendre le marché unique.
"Ce qui est en jeu en Irlande est en premier lieu la paix, les gens et la stabilité. En second lieu, le marché unique qui est notre principal atout et personne ne peut nous demander de l'affaiblir. Nous ne sommes pas prêts au compromis, au marchandage sur le marché unique", a-t-il prévenu.
Les partisans d'un Brexit sans concessions et sans accord ("hard brexiters"), défendant une position ultralibérale, entendent transformer par la déréglementation le Royaume-Uni en un "Singapour" européen, un paradis fiscal aux portes de l'Europe.
(Gabriela Baczynska; Pierre Sérisier pour le service français)
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