Prison à vie pour trois Indiens reconnus coupables du viol d'une fillette
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PATHANKOT, Inde (Reuters) - Trois Indiens dont un prêtre hindouiste ont été condamnés lundi à la prison à vie pour le viol et le meurtre d'une jeune musulmane, l'an dernier dans l'Etat du Jammu-et-Cachemire, qui a suscité une vive émotion.
La fillette âgée de huit ans, membre d'une tribu nomade du Cachemire, avait été enlevée, droguée et violée pendant une semaine dans un temple hindou avant d'être tuée à coups de pierre, selon la police.
Trois autres prévenus, tous policiers, ont été condamnés à cinq ans de réclusion pour destruction de preuves.
D'après l'acte d'accusation, les meurtriers voulaient chasser la minorité musulmane de la région.
La présence des policiers et du prêtre parmi les suspects a alimenté les tensions communautaires dans cet Etat frontalier du Pakistan, théâtre de plusieurs conflits armés.
Les viols d'enfants sont fréquents en Inde, mais cette affaire a suscité une émotion particulière en raison de la barbarie des faits, de sa dimension religieuse et des protestations de responsables politiques hindous, dont certains appartiennent au Bharatiya Janata (BJP), le parti nationaliste au pouvoir, qui ont pris le parti des accusés.
"C'est une victoire de la vérité", a commenté l'avocat de l'accusation, M Farooqi, à l'issue du procès à huis clos qui s'est terminé dans l'Etat du Pendjab après une demande de délocalisation acceptée par la Cour suprême en raison des pressions exercées par la communauté hindouiste sur la justice du Jammu-et-Cachemire.
"La fillette et sa famille ont obtenu justice. Nous sommes satisfaits de ce verdict", a-t-il ajouté, précisant que le parquet avait requis la peine de mort à l'encontre de trois accusés.
La peine capitale a été rétablie pour les crimes sexuels après le viol en réunion et le meurtre d'une jeune fille dans un autobus de Delhi, en 2012, qui avait provoqué de grandes manifestations en Inde.
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Un avocat de la défense a indiqué que les six condamnés allaient faire appel.
(Manoj Kumar; Tangi Salaün et Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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