Les mesures mexicaines contre l'immigration évaluées dans 45 jours
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Trump annonce la signature d'un nouveau volet de l'accord avec le mexique
Carlos Barria
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Trump annonce la signature d'un nouveau volet de l'accord avec le mexique
Carlos Barria
WASHINGTON (Reuters) - Les mesures convenues la semaine dernière entre le Mexique et les Etats-Unis pour endiguer le flux d'émigrants en provenance d'Amérique centrale seront évaluées dans 45 jours, a annoncé lundi le ministre mexicain des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard.
Sous la menace de sanctions commerciales, le gouvernement mexicain s'est engagé à lutter plus efficacement contre l'immigration clandestine en direction des Etats-Unis dans le cadre d'un accord conclu vendredi avec Washington.
Peu de détails ont filtré, en dehors de ceux qui figuraient dans une déclaration commune stipulant que Mexico a accepté d'accueillir davantage de réfugiés qui demandent l'asile aux Etats-Unis pendant l'examen de leur dossier, et de déployer la garde nationale le long de la frontière avec le Guatemala.
Dans un article publié dimanche, le New York Times affirme que ces mesures faisaient depuis plusieurs mois l'objet d'un accord entre les deux pays.
Le journal, qui cite des sources au fait des négociations côté américain comme mexicain, précise que le principe de l'hébergement des demandeurs d'asile avait été convenu en décembre dernier, et que Mexico avait accepté en mars de déployer la garde nationale à sa frontière Sud.
"Fausses informations", a répondu Donald Trump, selon lequel aucun gouvernement américain n'avait jamais réussi à signer un pareil accord avec le Mexique.
Selon le chef de la diplomatie mexicaine, qui s'adressait lundi à la presse en présence du président Andres Manuel Lopez Obrador, aucun objectif chiffré n'a été fixé, mais les Etats-Unis veulent à terme que le nombre d'arrivées clandestines soit ramené à "zéro".
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PAYS TIERS SÛR
A l'ouverture des négociations, la semaine dernière, les Etats-Unis souhaitaient conclure un accord de "pays tiers sûr", ce qui aurait contraint les émigrants arrêtés à la frontière américaine de demander l'asile au Mexique plutôt qu'aux Etats-Unis, mais Mexico s'y est opposé, a précisé Marcelo Ebrard.
Les autorités américaines réitéreront probablement cette demande si le Mexique ne parvient pas à réduire les arrivées clandestines, a-t-il ajouté.
Donald Trump avait auparavant annoncé la signature d'une annexe à l'accord de vendredi qui doit, selon lui, être ratifiée par le parlement mexicain.
"Nous avons pleinement signé et documenté une autre partie très importante de l'accord sur l'immigration et la sécurité avec le Mexique, que les États-Unis réclament depuis de nombreuses années. Il sera révélé dans un avenir pas très lointain et nécessitera un vote du parlement mexicain", écrit le président américain sur Twitter, sans plus de précisions sur sa nature.
"Le vote ne devrait pas poser de problème, mais si, pour quelque raison que ce soit, il ne devait pas être ratifié, les droits de douane seraient rétablis", ajoute-t-il.
Avant la conclusion de l'accord, Donald Trump menaçait de taxer les importations mexicaines à 5% et d'augmenter ces droits de douane pour qu'ils atteignent 25% en octobre.
(Dave Graham avec Makini Brice à Washington, Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse)
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