Juncker exclut toute renégociation de l'accord sur le Brexit
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La ce exclut toute renegociation de l'accord sur le brexit
Yves Herman
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La ce exclut toute renegociation de l'accord sur le brexit
Yves Herman
BRUXELLES (Reuters) - L'élection d'un nouveau Premier ministre en Grande-Bretagne ne changera pas l'accord sur le retrait britannique de l'Union européenne conclu entre Bruxelles et Theresa May en novembre 2018, a prévenu mardi Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne.
"J'ai l'impression depuis plusieurs mois que la classe politique britannique s'intéresse au remplacement de la Première ministre, pas à la façon de s'entendre avec l'UE", a-t-il observé, sept mois après la conclusion de l'accord de sortie de l'Union que Theresa May n'est pas parvenue à faire adopter à la Chambre des Communes.
"Il ne s'agit pas d'un traité entre Theresa May et Juncker, mais entre l'UE et le Royaume-Uni. Il doit être respecté par le prochain Premier ministre, quel qu'il soit (...) Il n'y aura pas de renégociation", a souligné Jean-Claude Juncker.
Boris Johnson, favori de la course à la succession de Theresa May, a menacé récemment de ne pas payer la facture du Brexit. Interrogé mardi sur cette menace, Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission européenne, a répondu : "Tout le monde sait ce qui est sur la table. Ce qui est sur la table est ce qui a été approuvé par tous les Etats membres et l'élection d'un nouveau Premier ministre ne changera pas ces paramètres."
Plusieurs des dix candidats à la direction du Parti conservateur - et donc au poste de Premier ministre - promettent de renégocier avec l'UE afin d'obtenir des termes plus avantageux que ceux de l'accord négocié par Theresa May.
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Le secrétaire d'Etat allemand aux Affaires étrangères, Michael Roth, a adressé mardi une mise en garde similaire.
"Je ne vois aucun désir de reprendre des négociations à zéro. Les candidats (à la succession de Theresa May) feraient bien d'avoir cela en tête lors de la campagne interne (au Parti conservateur)", a-t-il dit à Reuters.
Le processus de sélection du prochain chef du gouvernement a débuté lundi, trois jours après la démission de Theresa May.
(Robin Emmott et Gabriela Baczynska; Jean-Stéphane Brosse et Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Tangi Salaün)
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