Ankara dément qu'une trêve ait été conclue à Idlib
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Ankara dement qu'une treve ait ete conclue a idlib
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BEYROUTH/ISTANBUL (Reuters) - Aucun cessez-le-feu n'a été instauré dans la province syrienne d'Idlib, ont fait savoir jeudi les autorités turques qui démentent des informations diffusées la veille par plusieurs agences russes et déplorent qu'un poste d'observation turc ait été pris pour cible par Damas et ses alliés.
Selon le ministère turc de la Défense, les forces gouvernementales syriennes ont volontairement attaqué le site, l'assaillant de 35 tirs de mortiers qui ont blessé trois soldats et endommagé des équipements et des installations.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a pour sa part affirmé que plusieurs zones rebelles ont été bombardées dans la matinée par l'armée syrienne et ses alliés.
Citant des sources militaires, plusieurs agences de presse russes rapportaient mercredi soir qu'Ankara et Moscou étaient parvenus à imposer un cessez-le-feu dans la province d'Idlib, dernier bastion de la rébellion syrienne, dans le nord-ouest de la Syrie.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a prévenu jeudi qu'Ankara riposterait si nécessaire si ses forces étaient une nouvelle fois attaquées par celles du régime syrien.
"A l'heure actuelle, il n'est pas possible de dire qu'un cessez-le-feu complet est en vigueur, mais nous poursuivons nos efforts à cette fin auprès de la Russie", a-t-il déclaré au côté de son homologue français Jean-Yves Le Drian.
"Si ces attaques devaient se poursuivre, nous ferions le nécessaire, personne ne doit en douter", a-t-il ajouté. "En tant que pays garant, la Russie doit exercer sa pression et nous attendons d'elle qu'elle en fasse ainsi (...)", a-t-il dit.
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Le ministère russe de la Défense a livré une toute autre version, affirmant que le poste d'observation turc avait été pris pour cible par des "terroristes" et avoir reçu une demande de soutien formulée par l'armée turque.
L'armée russe a dans la foulée bombardé des positions tenues par les rebelles dont les coordonnées lui ont été fournies par les Turcs eux-mêmes.
Quelque 180.000 civils ont fui la province ces dernières semaines les récents bombardements, qui ont fait des dizaines de morts dans le sud de la province.
Ces frappes aériennes ont fait lundi 25 morts, des civils pour la plupart.
Le gouvernement syrien dit répondre à des attaques de combattants du groupe djihadiste Hayat Tahrir al Cham, même si de source proche de l'opposition, on relève que l'offensive gouvernementale ne se concentre pas sur la partie centrale d'Idlib où le groupe lié à Al Qaïda est le plus actif.
(Angus McDowall, Daren Butler et Humeyra Pamuk, Jean-Philippe Lefief et Nicolas Delame pour le service français)
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