Pelosi consternée par les propos de Trump sur l'aide d'Etats étrangers
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Pelosi consternee par les propos de trump sur l'aide d'etats etrangers
Jonathan Ernst
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Pelosi consternee par les propos de trump sur l'aide d'etats etrangers
Jonathan Ernst
WASHINGTON (Reuters) - La démocrate Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, a jugé "consternants" les propos tenus la veille par Donald Trump, qui a estimé qu'il ne verrait rien de mal à accepter de la part d'Etats étrangers des informations compromettantes sur l'un de ses rivaux politiques.
"Hier, le président nous a fourni une fois de plus la preuve qu'il ne fait pas de distinction entre le bien et le mal", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse. "Tout le pays devrait être totalement consterné par ce que le président a dit hier soir", a-t-elle ajouté.
Lors d'un entretien accordé à la chaîne ABC News, Donald Trump, à qui l'on demandait ce qu'il ferait si un pays étranger lui proposait des informations compromettantes sur un adversaire, a répondu qu'il pourrait tout aussi bien les accepter qu'en avertir le FBI.
"Je pense que l'on voudrait écouter, il n'y a rien de mal à écouter", a-t-il ajouté. "Si quelqu'un appelait d'un pays étranger, la Norvège, en disant 'nous avons des informations sur votre rival', oui, je pense que je voudrais écouter."
Le président américain lancera officiellement mardi prochain sa campagne électorale pour la présidentielle de 2020.
Cet entretien était diffusé le jour de l'audition à huis clos de son fils aîné par la commission sénatoriale du Renseignement sur de possibles liens entre l'équipe Trump et la Russie lors de la campagne présidentielle de 2016.
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Donald Trump Jr. a notamment été interrogé sur une rencontre organisée en juin 2016 à la Trump Tower de New York avec une avocate russe qui disait détenir des informations compromettantes sur Hillary Clinton, l'adversaire démocrate de son père.
Aux yeux de Trump, obtenir des informations compromettantes sur un rival auprès d'un gouvernement étranger équivaut à obtenir de telles informations grâce aux recherches qu'effectuent traditionnellement les équipes de campagne de n'importe quel candidat.
"Ce n'est pas de l'ingérence, ils ont une information, je pense que je la prendrais", a-t-il dit. "Si je pense qu'il y a quelque chose de mal, je vais voir le FBI", a-t-il ajouté.
(Eric Beech et David Alexander; Jean Terzian et Henri-Pierre André pour le service français)
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