Opep et Russie proches d'un accord sur le long terme, selon le Nikkei

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Opep et russie proches d'un accord sur le long terme, selon le nikkei[reuters.com]
(Crédits : Maxim Shemetov)

MOSCOU (Reuters) - L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d'autres producteurs, la Russie en particulier, discutent d'un accord de coopération à long terme qui pourrait être signé début juillet, rapporte le Nikkei, citant le ministre de l'Energie russe Alexandre Novak.

Novak a également dit au quotidien financier japonais que les discussions poursuivies avec l'Opep en vue de déplacer début juillet la date de la prochaine réunion de l'organisation, prévue à l'origine les 25 et 26 juin, étaient pratiquement bouclées.

L'Opep et d'autres producteurs, regroupés sous l'appellation Opep+, observent depuis le 1er janvier un accord d'encadrement de la production qui réduit cette dernière de 1,2 million de barils par jour (bpj) afin de soutenir les cours.

La prochaine réunion de l'Opep doit décider s'il y a lieu d'étendre à l'ensemble de l'année ce pacte qui couvre pour l'instant le premier semestre.

Une proposition visant à créer un organe officiel pour l'Opep+ a été abandonnée dans le courant de l'année après que le Congrès américain eut entamé des travaux dans le but de légiférer contre les cartels pétroliers.

Mais le Nikkei écrit que les différents pays producteurs tentent malgré tout de pérenniser cette structure par le biais d'un accord qui serait signé lors de la prochaine réunion.

Le quotidien financier ne dit pas si la Russie est disposée à prolonger le pacte de réduction de la production.

L'Opep a abaissé jeudi sa prévision de croissance de la demande mondiale et mis en garde contre le risque d'un nouveau ralentissement en raison de la montée des tensions commerciales, ouvrant ainsi la voie à une prolongation de l'accord jusqu'à la fin de l'année.

Les cours du brut ont grimpé de 4% jeudi en raison d'attaques présumées contre deux tankers dans le Golfe d'Oman. L'armée américaine a publié le même jour une vidéo montrant selon elle une patrouille des Gardiens de la Révolution islamique (GRI), le corps d'élite de l'armée iranienne, retirant une mine-ventouse qui n'avait pas explosé sur la coque de l'un des pétroliers attaqués.

Avant cela, certains pays membres de l'Opep s'inquiétaient d'une glissade des cours, le Brent étant tombé autour de 62 dollars le baril contre un pic de plus de 79 dollars en avril en raison des tensions commerciales sino-américaines et du ralentissement économique mondial.

(Yuri Harada et Yuka Obayashi; Wilfrid Exbrayat pour le service français; Édité par Nicolas Delame)