Nucléaire iranien: Les Européens "extrêmement préoccupés"
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Aniran: les europeens "extremement preoccupes"
Leonhard Foeger
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Aniran: les europeens "extremement preoccupes"
Leonhard Foeger
BERLIN (Reuters) - Les ministres des affaires étrangères de la France, de l'Allemagne, du Royaume-Uni et la haute représentante de l'Union européenne ont regretté mardi que l'Iran ait dépassé la limite d'uranium faiblement fixée par l'accord international sur son programme nucléaire.
"Nous sommes extrêmement préoccupés par l'annonce de l'Iran au sujet du dépassement de la limite de son stock d'uranium faiblement enrichi autorisée par le Plan d'action global commun (PAGC). L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a confirmé cette information", disent-ils dans un communiqué conjoint.
"Nous avons été clairs et constants : notre engagement en faveur de l'accord nucléaire dépend de son plein respect par l'Iran. Nous regrettons cette décision de l'Iran, qui remet en question un instrument essentiel de la lutte contre la prolifération nucléaire.
"Nous appelons l'Iran à revenir sur cette décision et à s'abstenir de toute mesure supplémentaire qui remette en cause l'accord nucléaire. Nous examinons de manière urgente les prochaines étapes, dans le cadre des dispositions du PAGC et en étroite coordination avec les autres participants", ajoutent-ils.
La République islamique, qui ne se considère plus tenue par l'accord conclu à Vienne en 2015 depuis qu'il a été dénoncé par les Etats-Unis, a fait savoir lundi que la limite fixée par le PAGC avait été dépassée, ce que l'AIEA a donc confirmé.
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L'initiative pourrait entraîner le rétablissement de toutes les sanctions internationales. Les signataires Européens du PAGC, qui cherchent à le sauver à l'aide d'un dispositif commercial censé compenser les sanctions américaines, ne semblent toutefois pas tentés par la confrontation avec l'Iran.
Prié de dire si la "troïka" allait demander la mise en oeuvre du mécanisme de résolution des conflits intégré à l'accord, un diplomate européen a répondu : "Pas pour le moment. Nous voulons désamorcer la crise".
"Dans l'immédiat, l'Iran doit revenir au respect de ses obligations. Il est encore temps de dialoguer", confirme-t-on de source diplomatique française.
La Chine, qui fait partie des signataires de l'accord de Vienne, a également regretté le geste de l'Iran, mais juge que les pressions américaines sont "à l'origine des tensions actuelles".
(Paul Carrel, Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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