Pont de Gênes: le M5S serait prêt à un compromis avec Atlantia
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ROME (Reuters) - Le Mouvement 5 Etoiles (M5S), au pouvoir en Italie avec la Ligue d'extrême droite, a menacé de révoquer la concession autoroutière d'Atlantia après la catastrophe du pont Morandi à Gênes en août dernier mais pourrait finalement accepter un compromis avec le groupe, dit-on jeudi de sources informées.
Une révocation du contrat de concession, qui expire en 2038, pourrait s'avérer très coûteuse pour l'Etat, qui devra indemniser le groupe d'infrastructures - certains spécialistes avancent le chiffre de 24 milliards d'euros.
Pour éviter une telle dépense, le M5S envisage de présenter à Atlantia une liste de demandes, notamment une réduction importante des péages autoroutiers, a-t-on précisé au sein du mouvement.
Luigi Di Maio, le dirigeant du M5S, a accusé la Ligue d'avoir fait preuve de trop d'indulgence envers la société Autostrade per l'Italia, filiale d'Atlantia, après l'effondrement du pont Morandi qui a fait 43 morts le 14 août 2018.
Mais s'il a multiplié les menaces envers le groupe, qui appartient à la famille Benetton, c'est afin que celui-ci réponde favorablement aux exigences du M5S, dit-on de mêmes sources.
Atlantia, qui affirme n'être coupable d'aucune négligence, a déjà accepté de payer 439 millions d'euros pour la reconstruction du pont.
"Di Maio n'est pas fou, il est évident que nous pouvons trouver une solution", a déclaré à Reuters un proche du dirigeant du M5S, qui est également vice-président du Conseil et ministre du Travail. "Nous avons des offres à présenter et Atlantia a tout intérêt à négocier."
"Nous sommes prêts à trouver une solution à condition qu'Autostrade paye et que justice soit rendue aux victimes", a souligné Luigi Di Maio dans un entretien accordé au quotidien La Repubblica de mardi.
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Plus tard, il a tout de même rappelé sur Facebook que le gouvernement pouvait très bien révoquer unilatéralement la concession.
Les experts nommés par le ministère des Transports semblent également favorables à un compromis.
(Giuseppe Fonte et Gavin Jones; Guy Kerivel pour le service français)
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