Venezuela: Maduro prône le dialogue, Guaido dénonce la "dictature"
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Venezuela: maduro prone le dialogue, guaido denonce la "dictature"
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Venezuela: maduro prone le dialogue, guaido denonce la "dictature"
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CARACAS (Reuters) - Le président vénézuélien Nicolas Maduro a lancé vendredi un nouvel appel au dialogue avec l'opposition, à l'occasion de la fête nationale, tandis que son rival Juan Guaido dénonçait les atteintes aux droits de l'homme imputées à la "dictature".
En présence de membres de l'état-major, le chef de l'Etat a de nouveau exprimé son soutien à la médiation entamée par la Norvège et a invité ses adversaires à faire des concessions.
"Il y a de la place pour nous tous au Venezuela. Nous devons tous renoncer à quelque chose pour parvenir à un accord", a-t-il déclaré, avant d'annoncer la tenue de manoeuvres militaires à partir du 24 juillet.
Juan Guaido, qui conteste sa réélection, s'est proclamé en janvier président par intérim. Sa légitimité a été reconnue par plusieurs dizaines de pays, dont les Etats-Unis et la plupart des Etats d'Amérique du Sud.
Nicolas Maduro conserve, lui, le soutien de Cuba, de la Russie et de la Chine, et reste aux commandes des organes étatiques comme de l'armée.
Pour la fête nationale, Juan Guaido a invité ses partisans à défiler jusqu'au siège de la direction du contre-espionnage militaire, où le capitaine Rafael Acosta est décédé le mois dernier après avoir été torturé, selon l'opposition et des membres de sa famille.
Il s'agissait de la première manifestation importante de l'opposition depuis celle du 1er mai, qui avait été organisée au lendemain d'un appel infructueux au soulèvement de l'armée.
Dans un rapport publié jeudi, le Haut Commissaire de l'Onu aux droits de l'homme accuse les autorités civiles et militaires de "détentions arbitraires, de mauvais traitements et d'actes de torture sur des personnes critiquant le Gouvernement et leurs proches, de violences sexuelles et sexistes envers des personnes placées en détention et lors de visites, et d'un recours excessif à la force lors de manifestations".
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"Il n'y a plus d'autre euphémisme valable pour caractériser ce régime que celui de dictature", a estimé vendredi Juan Guaido. "Les violations systématiques des droits de l'homme, la répression, la torture (...) sont clairement identifiés dans le rapport" de l'ONU, a ajouté le président de l'Assemblée nationale.
Caracas a jugé le rapport "sélectif" et "ouvertement partial". Une nouvelle séance de négociations devait avoir lieu cette semaine dans le cadre de la médiation norvégienne, mais elle a été annulée après la mort du capitaine Acosta.
(Vivian Sequera, Mayela Armas et Luc Cohen, Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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