Le désengagement iranien de l'accord de 2015 ira croissant, selon le ministère iranien des AE
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Le desengagement iranien de l'accord de 2015 ira croissant, selon le ministere iranien des ae
Leonhard Foeger
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Le desengagement iranien de l'accord de 2015 ira croissant, selon le ministere iranien des ae
Leonhard Foeger
DUBAÏ/GENEVE (Reuters) - La troisième phase de désengagement de l'Iran vis-à-vis de ses obligations liées à l'accord de 2015 sur son programme sera plus marquée que les précédentes, a assuré lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
L'Iran a annoncé dimanche qu'il s'apprêtait à enrichir son uranium à un degré plus élevé que le plafond de 3,67% fixé par l'accord de 2015.
Les responsables iraniens, qui ont donné dimanche une conférence de presse retransmise en direct, ont déclaré que Téhéran continuerait à réduire ses engagements vis-à vis de l'accord de 2015 tous les 60 jours, à moins que les signataires du pacte ne protègent la République islamique des sanctions américaines.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a estimé par ailleurs que la saisie jeudi dernier d'un pétrolier iranien par la Royal Navy relevait de la "piraterie" et était inacceptable.
Le ministre iranien de la Défense, Amir Hatami, a dit quant à lui lundi qu'un tel acte était intolérable.
Les Royal Marines britanniques affirment avoir saisi le pétrolier Grace 1 parce qu'il acheminait du pétrole à la Syrie, en violation des sanctions de l'Union européenne.
"Ces jours-ci, nous avons été les témoins d'un acte menaçant de la part du gouvernement britannique dans le détroit de Gibraltar, contre un pétrolier de la République islamique d'Iran", a déclaré le ministre dans un discours retransmis en direct par la télévision nationale. "Il s'agit d'un acte erroné et mauvais, qui s'apparente à du banditisme maritime(...); bien évidemment de tels actes de banditisme ne seront pas tolérés", a ajouté Amir Hatami.
Gibraltar a reçu de sa Cour suprême l'autorisation de retenir le supertanker pendant deux semaines. Ce pétrolier ne se rendait pas en Syrie, a assuré dimanche le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, sans préciser quelle devait être sa destination.
L'Iran, a indiqué le porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, va prendre des mesures politiques, juridiques et diplomatiques concernant le pétrolier saisi par les Britanniques.
(Eric Faye pour le service français)
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