Iran: Pas de déclenchement du mécanissme de résolution des conflits
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La diplomatie europeenne en quete d'une strategie sur l'iran
Leonhard Foeger
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La diplomatie europeenne en quete d'une strategie sur l'iran
Leonhard Foeger
BRUXELLES (Reuters) - Les pays qui demeurent signataires de l'accord conclu en 2015 sur le programme nucléaire iranien ne considèrent pas que les mesures récemment prises par Téhéran justifient le déclenchement de mécanisme de résolution des conflits, a déclaré lundi Federica Mogherini, la chef de file de la diplomatie européenne.
Avant elle, Londres avait dit penser qu'il restait un mince espoir de sauver le Plan d'action global commun (PAGC ou JCPOA en anglais) conclu en 2015 avec les grandes puissances mais rejeté en 2018 par Donald Trump.
"Pour l'heure, aucune des parties de l'accord n'a fait part de sa volonté d'invoquer l'article (permettant de déclencher le mécanisme de résolution des conflits", a dit Federica Mogherini.
Etouffée par le rétablissement des sanctions économiques américaines, la République islamique a commencé à revenir sur certains de ses engagements pris en vertu du PAGC.
Un an jour pour jour après le retrait américain, l'Iran a enclenché le 8 mai dernier un processus de désengagement étape par étape, tous les 60 jours, afin de pousser les puissances européennes signataires du PAGC - France, Royaume-Uni, Allemagne - à remplir leurs promesses et à poursuivre leurs échanges avec la République islamique.
"Ces actions ne sont pas le fruit de notre entêtement mais ont pour but de donner une chance à la diplomatie afin que l'autre partie remplisse ses obligations", a déclaré lundi le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Behrouz Kamalvandi.
"Si les Européens et l'Amérique ne remplissent pas leurs engagements, nous créerons un équilibre dans cet accord en réduisant nos engagements et en revenant à la situation d'il y a quatre ans", a-t-il ajouté.
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"Une mauvaise réponse à une mauvaise décision", a commenté le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian lundi à son arrivée à Bruxelles, où il a appelé les Européens à rester unis sur ce dossier.
Pour le ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt, il existe encore une petite chance de sauver l'accord.
"Il faudrait encore une bonne année à l'Iran pour développer une bombe atomique. Il y a encore (...) une petite possibilité de sauver l'accord", a dit le secrétaire au Foreign Office.
La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont appelé dimanche dans une déclaration commune à une désescalade des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran.
(John Irish et Daphne Psaledakis, Jean-Stéphane Brosse et Nicolas Delame pour le service français)
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