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La Chambre des représentants condamne les propos de Trump contre des élues

reuters.com  |   |  541  mots
La chambre des representants condamne les propos de trump contre des elues[reuters.com]
(Crédits : Leah Millis)

WASHINGTON (Reuters) - La Chambre américaine des représentants, où les démocrates sont majoritaires, a voté mardi une résolution condamnant des propos à connotation xénophobe de Donald Trump à l'encontre de quatre élues démocrates issues de minorités.

La mesure, qui n'a pas force de loi, est symbolique et vise à faire honte au président américain et à ses pairs du Parti républicain qui l'ont soutenu.

Quatre élus républicains se sont joints à l'ensemble des élus démocrates de la Chambre et à un élu indépendant qui ont voté en faveur de cette résolution.

Aucun commentaire n'a été effectué dans l'immédiat par la Maison blanche.

Donald Trump s'est réjoui via Twitter en fin de soirée de "l'unité" du Parti républicain lors de ce vote.

"Tellement génial de voir à quel point le Parti républicain a été uni lors du vote du jour concernant les déclarations que j'ai faites à propos de quatre élues démocrates au Congrès", a-t-il écrit. "Si vous voulez vraiment voir des déclarations, regardez les choses horribles qu'elles ont dites à propos de notre pays, d'Israël, et bien plus."

Le président américain a déclenché la controverse ce week-end en ciblant sur Twitter quatre parlementaires à qui il a demandé de "retourner" d'où elles viennent, des déclarations que les démocrates ont jugées "racistes" et "xénophobes".

"Ces commentaires de la Maison blanche sont scandaleux et répugnants et ces commentaires sont racistes", a déclaré la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Dans ses tweets, Donald Trump ne citait pas de noms mais disait viser les "élues 'progressistes' démocrates du Congrès". Il faisait apparemment référence à Alexandria Ocasio-Cortez, Ilhan Omar, Ayanna Pressley et Rashida Tlaib.

Ocasio-Cortez, Pressley et Tlaib sont toutes nées aux Etats-Unis. Omar, une réfugiée somalienne, est installée aux Etats-Unis depuis plus de vingt ans.

Donald Trump a renouvelé ses piques lundi, lors d'un discours normalement consacré à l'économie, durant lequel il a cité nommément plusieurs de ces élues.

Lors d'une conférence de presse organisée au Capitole la même journée, les quatre élues visées ont déclaré que Trump tentaient de créer des divisions et de détourner l'attention de ce qu'elles considèrent comme des ratés politiques sur les questions de l'immigration, des soins de santé et des impôts.

La plupart des élus républicains sont restés silencieux sur le sujet, hormis quelques-uns qui ont manifesté leur inquiétude face aux déclarations du président.

Dans un tweet envoyé mardi matin, Donald Trump avait exhorté les républicains à ne pas voter la motion démocrate.

"Ces tweets n'étaient PAS racistes. Je n'ai pas un seul os raciste dans mon corps ! Le soi-disant vote est une escroquerie démocrate. Les républicains ne doivent pas faire preuve de 'faiblesse' et tomber dans leur piège", a écrit le chef de la Maison blanche, qui a entamé le mois dernier sa campagne en vue d'être réélu en 2020.

(Susan Cornwell et Richard Cowan; Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Jean Terzian)