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Manifestations à Porto Rico pour réclamer le départ du gouverneur

reuters.com  |   |  360  mots
Manifestations a porto rico pour reclamer le depart du gouverneur[reuters.com]
(Crédits : Stringer .)

SAN JUAN (Reuters) - La police portoricaine a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des milliers de manifestants qui s'étaient rassemblés lundi dans la capitale San Juan pour demander le départ du gouverneur Ricardo Rossello après la publication de messages homophobes et misogynes qu'il a échangés avec des conseillers.

Les forces de l'ordre sont intervenues aux alentours de 23h00 pour disperser les contestataires étant restés dans les rues de San Juan au terme d'une dixième journée de manifestation qui avait réuni des centaines de milliers de personnes, selon des messages publiés sur les réseaux sociaux et des vidéos.

Ricardo Rossello a annoncé dimanche qu'il ne briguerait pas une réélection l'an prochain et qu'il allait quitter la présidence du parti Nouveau progressiste, affilié au Parti démocrate américain, mais cela est apparu trop peu aux yeux des contestataires qui lui ont demandé de quitter immédiatement son poste de gouverneur.

Plusieurs personnalités de l'île, parmi lesquelles Ricky Martin, ont pris part au rassemblement de lundi.

"A Porto Rico, on n'accompagne pas les dictateurs. Il est temps de partir", a déclaré devant la foule le chanteur et acteur de 47 ans, ciblé par des messages à caractère homophobe de Rossello.

Le Centre d'investigation journalistique de Porto Rico, organisme à but non-lucratif, a publié le 13 juillet un long rapport dévoilant de nombreux messages à caractère homophobe et misogyne échangés par Rossello et ses plus proches conseillers via un groupe de messagerie en ligne.

Ces discussions font apparaître la volonté de l'élite politique de maintenir le contrôle sur une île en crise économique qui peine à se remettre de la série d'ouragans l'ayant frappée en 2017, dont l'ouragan Maria.

Le mouvement de contestation rassemble des personnes issues de tous bords politiques et des habitants dénonçant la corruption présumée de l'administration et sa gestion de l'après-Maria.

Il s'est étendu à des villes comme Los Angeles, Boston et New York où vivent d'importantes communautés portoricaines.

(Marco Bello, avec Luis Valentin Ortiz; Jean Terzian pour le service français)