USA: L'auteur de lettres piégées anti-démocrates condamné à 20 ans de prison
reuters.com
DATE IMPORTED:05 August, 2019REFILE - CORRECTING GRAMMAR Cesar Sayoc, 57, who pleaded guilty in March to using weapons of mass destruction and other crimes, weeps during sentencing in this courtroom sketch at the federal court in Manhattan, New York,...
NEW YORK (Reuters) - Un Américain de 57 ans, Cesar Sayoc, qui avait envoyé des lettres piégées en octobre 2018 à des personnalités démocrates et à des détracteurs de Donald Trump, a été condamné lundi à vingt ans de prison par un tribunal de Manhattan.
Cet homme originaire de Floride avait plaidé coupable en mars dernier d'utilisation d'armes de destruction massive et d'autres crimes. Il a pleuré à l'annonce de la peine, se disant "vraiment désolé".
L'accusation avait présenté Sayoc comme l'organisateur d'une "attaque terroriste de deux semaines" motivée par une "idéologie de haine". Les procureurs avaient réclamé sa condamnation à la prison à vie, l'estimant dangereux pour la société.
Ses avocats ont au contraire présenté leur client comme un homme "au grand coeur", mais ayant souffert de graves difficultés d'apprentissage, d'abus dans son enfance et de la consommation de stéroïdes qui l'auraient isolé et rendu paranoïaque. "Dans ces ténèbres, M. Sayoc a trouvé la lumière en Donald J. Trump", ont insisté les avocats.
Au moment de son arrestation, le 26 octobre dernier, l'ancien livreur de pizzas vivait dans une camionnette couverte d'autocollants à la gloire du président américain et s'intéressait aux théories du complot diffusées sur les réseaux sociaux contre les adversaires du chef de la Maison blanche.
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Cesar Sayoc a envoyé des lettres piégées à 15 personnalités, dont l'ancien président Barack Obama, l'ancienne secrétaire d'Etat Hillary Clinton, le milliardaire George Soros, l'acteur Robert De Niro, ainsi qu'à la chaîne CNN.
Aucune des lettres piégées n'a explosé.
Selon le rapport des enquêteurs de la police fédérale, les dispositifs envoyés par Sayoc, composés d'explosifs, de câbles et de réveils, étaient dépourvus d'un mécanisme de déclenchement.
(Brendan Pierson; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)