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Les rebelles syriens abandonnent Khan Cheikhoun et la province d'Hama

reuters.com  |   |  375  mots
Les rebelles syriens abandonnent khan cheikhoun et la province d'hama[reuters.com]
(Crédits : Ammar Abdullah)

BEYROUTH (Reuters) - Les rebelles syriens se sont retirés de Khan Cheikhoun, dans le sud de la province d'Idlib, et ont abandonné leurs dernières positions dans la province voisine de Hama sous la pression des forces gouvernementales, rapportent mardi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et des opposants locaux.

L'armée syrienne a pris position lundi à Khan Cheikhoun, qui était l'un des principaux enjeux de la vaste offensive lancée fin avril avec l'appui de l'aviation russe dans le nord-ouest du pays, dernière région aux mains des insurgés.

Les djihadistes d'Hayat Tahrir al Cham (Organisation de libération du Levant) parlent, eux, d'un redéploiement à Khan Cheikhoun et nient avoir quitté la province d'Hama.

"Après le bombardement féroce des forces ennemies criminelles (...), les moudjahidines se sont repositionnés hier soir dans le sud de la ville de Khan Cheikhoun - la partie sud est toujours sous le contrôle des moudjahidines", assure le mouvement armé dans un communiqué diffusé via Telegram.

Les rebelles tenaient la ville depuis 2014. Leur présence dans la province voisine de Hama remonte, elle, au tout début du conflit, qui a éclaté en 2011.

Avec la progression des forces gouvernementales à Khan Cheikhoun, les derniers rebelles d'Hama risquaient l'encerclement, notamment à Latamneh et Kafr Zeïta, dans le nord de la province. D'après des opposants locaux, ils ont donc quitté les deux localités.

Khan Cheikhoun a été le théâtre, le 4 avril 2017, d'un bombardement au gaz sarin que les enquêteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques ont imputé à l'armée syrienne. Damas nie avoir eu recours à telles armes.

L'offensive lancée fin avril a fait plusieurs centaines de milliers de déplacés, qui ont afflué vers la frontière turque.

L'Union des organisations de secours et de soins médicaux (UOSSM) basée aux Etats-Unis, qui soutient des établissements du nord-ouest de la Syrie, a fait état samedi de 730 civils tués depuis la fin avril. L'Onu parle d'un demi-millier de victimes civiles. La France a lancé vendredi un appel à la cessation immédiate des hostilités et a condamné "en particulier" la poursuite des frappes aériennes des forces gouvernementales.

(Tom Perry, Jean-Philippe Lefief pour le service français)