Biélorussie: L'opposition appelle l'UE à ne pas reconnaître les résultats de la présidentielle
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Bielorussie: l'opposante tikhanoskaia appelle l'ue a ne pas reconnaitre les resultats de l'election
VASILY FEDOSENKO
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Bielorussie: l'opposante tikhanoskaia appelle l'ue a ne pas reconnaitre les resultats de l'election
VASILY FEDOSENKO
par Andrei Makhovsky
MINSK (Reuters) - L'opposante biélorusse Svetlana Tikhanoskaïa a appelé mercredi les dirigeants de l'Union européenne à ne pas reconnaître les résultats de la présidentielle du 9 août, entachée de fraudes selon elle, estimant que l'homme fort de la Biélorussie Alexandre Loukachenko avait perdu toute légitimité.
L'ex-candidate, qui s'est depuis réfugiée en Lituanie, a lancé cet appel en anglais dans une vidéo publiée avant une réunion par visioconférence consacrée à la Biélorussie des dirigeants des Vingt-Sept autour du président du Conseil européen Charles Michel, ce mercredi à la mi-journée.
"Je vous demande de ne pas reconnaître ces élections frauduleuses", a dit Svetlana Tikhanoskaïa. "M. Loukachenko a perdu toute légitimité aux yeux de notre nation et du monde", a ajouté l'opposante qui demande la tenue d'une nouvelle élection sous supervision internationale.
La reconduction d'Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 26 ans en Biélorussie, a déclenché une vague de manifestations dans le pays, qui s'est accompagnée d'une répression sévère.
L'UE a déjà exprimé sa volonté d'adopter des sanctions contre les dirigeants responsables de la fraude électorale et de la répression des manifestations dans le pays.
Les présidents du groupe de Visegrad - Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie - ont quant à eux appelé mercredi dans un communiqué commun les autorités biélorusses à "ouvrir la voie à une solution politique" et les ont encouragées à respecter les libertés fondamentales et à limiter le recours à la violence contre les manifestants.
De son côté, la ministre suédoise des Affaires étrangères Ann Linde a suggéré d'organiser une visite à Minsk dans le cadre de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), dont son pays doit prendre la présidence en tournante en 2021.
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Mais les condamnations européennes sont vues d'un mauvais oeil à Moscou et le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov a déclaré mercredi qu'aucune médiation internationale n'était nécessaire en Biélorussie, accusant les puissances étrangères d'ingérence, selon les agences de presse russes Tass et Interfax.
Le président russe Vladimir Poutine, qui avait proposé une aide militaire à son homologue biélorusse dans le cadre des accords de défense qui lient les deux pays, avait mis en garde mardi la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron contre toute tentative d'ingérence étrangère en Biélorussie.
(Andrei Makhovsky, Maria Kiselyova, version française Anait Miridzhanian et Myriam Rivet, édité par Jean-Michel Bélot)
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