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Suite au départ de Renault, la Russie veut relancer une marque de l'ère soviétique

reuters.com  |   |  340  mots
La russie veut relancer une marque de l'ere sovietique[reuters.com]
(Crédits : Maxim Shemetov)

(Reuters) - Une marque de voiture de l'ère soviétique, la "Moskvich", pourrait faire un retour surprise en Russie, alors que Moscou reprend les actifs appartenant à Renault suite au retrait du constructeur automobile français du pays.

Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a déclaré qu'il nationaliserait l'usine automobile Renault située dans la ville, après que le constructeur automobile occidental a annoncé la vente de ses activités dans le pays à la suite de la guerre en Ukraine.

L'usine, selon Sergueï Sobianine, a une "longue et glorieuse histoire" et sera réaffectée à la production de voitures de tourisme de la marque Moskvich, dont la dernière fabrication remonte à deux décennies.

Le fabriquant de la Moskvich, conçue pour être une voiture robuste et abordable, a été privatisé après l'effondrement de l'Union soviétique puis déclaré en faillite.

Près de 200.000 Moskvich - ce qui veut dire "natif de Moscou" - sont encore immatriculées en Russie, dont 46.000 ont plus de 35 ans, selon l'analyste Autostat. Le retour de la marque peut s'avérer difficile, a déclaré Sergueï Tselikov, directeur d'Autostat.

"Il faut au moins deux ans et au moins un milliard de dollars (961,45 million d'euros) pour développer une nouvelle voiture", a déclaré Sergueï Tselikov, interrogé sur les projets de relance.

Sergueï Sobianine a déclaré que l'usine de Moscou, une fois reprise, fabriquerait d'abord des voitures conventionnelles à moteur à combustion, mais qu'elle produirait des voitures électriques à l'avenir.

Il a indiqué qu'il travaillait avec le ministère russe du commerce pour faire venir le plus grand nombre possible de composants automobiles de Russie, et que le constructeur russe de camions Kamaz serait le principal partenaire technologique de l'usine.

Dans un communiqué, Kamaz a déclaré que, tout en soutenant la décision du maire, les questions relatives à la coopération technologique étaient toujours en cours de discussion et qu'il ferait une déclaration officielle une fois ces questions résolues.

(Reportage Reuters, version française Augustin Turpin, édité par Jean-Michel Bélot)

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