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La TribuneDépêches

EN DIRECT-France-L'Assemblée nationale vote la censure du gouvernement Barnier

reuters.com

Publié le 04 décembre 2024 à 16:52 - Mis à jour le 18 décembre 2024 à 16:13

Des deputes des partis de gauche a l'assemblee nationale a paris

Des députés des partis de gauche à l'Assemblée nationale à Paris

Sarah Meyssonnier

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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PARIS (Reuters) - L'Assemblée nationale s'est prononcée mercredi en faveur de la censure du gouvernement de Michel Barnier, en réponse à l'utilisation du 49.3 par le Premier ministre pour adopter sans vote le projet de budget de la Sécurité sociale (PLFSS).

Les députés ont adopté la motion de censure par 331 voix.

Dans la configuration actuelle de l'Assemblée nationale, une motion de censure devait recueillir 288 voix pour faire chuter l'exécutif (deux sièges sont vacants sur les 577).

Par conséquent, le projet de budget de la Sécurité sociale est considéré comme rejeté et le Premier ministre doit remettre sa démission à Emmanuel Macron en vertu de l'article 50 de la Constitution.

LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS

20h59 - Emmanuel Macron prononcera une allocution aux Français jeudi à 20h00, annonce l'Elysée.

20h48 - Sur France 2, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste qui est membre du NFP, appelle à "créer les conditions d'un nouveau départ, d'une nouvelle méthode, et pas simplement censurer et considérer que le travail est fait".

20h38 - "Je ne considère pas que ce soit une victoire", a affirmé sur TF1, Marine Le Pen, après le vote de censure contre le gouvernement, affirmant que le choix que le RN a fait "est celui de protéger les Français".

"Je ne demande pas la démission d'Emmanuel Macron, a-t-elle ajouté.

Marine Le Pen assure que son parti laissera le prochain Premier ministre travailler et "nous allons co-construire avec l'ensemble des forces présentes l'Assemblée nationale un budget".

20h33 - "Le gouvernement Barnier aura eu et le déshonneur et la censure", déclare après le vote Mathilde Panot, cheffe de file des députés LFI, qui réclament la démission d'Emmanuel Macron.

"Par la censure de ce gouvernement, c'est toute la politique d'Emmanuel Macron qui est battue. Nous demandons à Emmanuel Macron de s'en aller."

20h32 - "La censure inéluctable a eu lieu. Même avec un Barnier tous les trois mois, Macron ne tiendra pas trois ans", a déclaré sur le réseau social X Jean-Luc Mélenchon.

20h26 - Les députés ont voté à 331 voix pour la censure du gouvernement Michel Barnier, annonce la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet.

Il n'y a pas lieu de mettre aux voix la seconde motion, précise la présidente, le Premier ministre doit remettre sa démission à Emmanuel Macron en vertu de l'article 50 de la Constitution.

19h37 - La présidente de l'Assemblée a annoncé l'ouverture du vote concernant la motion de censure du NFP pour une durée de 45 minutes, avec un résultat autour de 20h20. Seules les voix favorables à la motion sont prises en compte.

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19h35 - "Ça restera un honneur pour moi d'avoir servi avec honneur et dignité la France et les Français, conclut Michel Barnier."

19h29 - "Je ne me résous pas a l'idée que déstabiliser les institutions serait ce qui rassemblerait les députés", veut croire le Premier ministre. "Ce qui est en jeu, c'est notre capacité collective à faire un pas les uns vers les autres."

19h22 - "Ce dont je suis sûr (...), ce que je dis avec gravité devant vous, c'est que cette motion de censure rendra tout plus grave et plus difficile", dit Michel Barnier, un argument qu'il a déjà avancé à plusieurs reprises.

19h15 - Le Premier ministre défend le PLFSS pour lequel il a déclenché l'article 49.3 de la Constitution, énumérant plusieurs exemples de mesures contenues dans le projet et qu'il considère comme des avancées.

"Ce n'est pas par plaisir que j'ai présenté des mesures difficiles. J'aurais préféré distribuer de l'argent, même si nous n'en avons pas. Soixante milliards d'intérêts (sur la dette), voilà ce que les Francais doivent payer chaque année. C'est la réalité et j'ai essayé de l'affronter. Cette réalité reste là, elle ne disparaîtra pas par l'enchantement des motions de censure, elle se rappellera à tout gouvernement quel qu'il soit", met-il en garde.

19h11 - Michel Barnier commence par remercier Gabriel Attal "qui faisait le voeux de moins de bruit et plus d'action" alors que des huées se font entendre.

"Nous sommes rendus à un moment de vérité et un moment de responsabilité", ajoute-t-il.

19h10 - C'est au tour du Premier ministre Michel Barnier de prendre la parole à la tribune de l'Assemblée nationale.

19h05 - Stella Dupont, députée non inscrite du Maine-et-Loire, "appelle dès maintenant à un rassemblement des républicains et des modérés".

18h53 - S'en prenant aux députés qui refusent de faire des compromis, Gabriel Attal tacle : "Comment être ouvert au compromis quand on est fasciné par les régimes dictatoriaux", suscitant des huées sur les bancs de l'Hémicycle.

"La France a besoin de stabilité et le monde d'une France stable", revendique-t-il.

"J'en appelle à toutes les bonnes volontés d'où qu'elles viennent pour défendre la France et les Français."

18h50 - "L'adoption de cette motion de censure ne ferait que des perdants, au premier rang d'entre eux les plus modestes, les travailleurs", déclare l'ancien Premier ministre Gabriel Attal.

"Mais cela le RN s'en moque, malgré des années d'efforts pour faire croire que vous êtes responsables, capables de gouverner."

18h48 - Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République regrette le "spectacle que se livrent les extrêmes".

"Les François doivent être déboussolés par tout ce qui se passe, désolés par le spectacle que se livrent les extrêmes."

"Tout cela tourne désormais à vide, la politique française est malade et ce n'est ni à l'extrême gauche ni à l'extrême droite que les Français trouveront l'antidote", avance-t-il.

18h37 - "Le groupe Liot ne votera pas, à la quasi-unanimité, la motion de censure", déclare son président Charles de Courson.

"Voter la motion, c'est, paradoxalement, redonner la main au président de la République, qui a été à l'origine du chaos politique qui s'est installé avec la dissolution", affirme-t-il.

18h11 - Laurent Marcangeli, président du groupe Horizons et indépendants, met en garde contre les conséquences que pourrait entraîner l'absence d'un budget 2025.

"L'absence de budget implique automatiquement une hausse de l'impôt sur le revenu, dont le barème ne sera pas indexé sur l'inflation pour 18 millions de personnes", dit-il.

18h08 - "Le meilleur moyen de ne pas être sous la menace et donc sous la tutelle des extrêmes (...) c'est enfin d'accepter le dialogue et le compromis, car la censure ne produira rien", défend Marc Fesneau.

18h03 - Marc Fesneau, président du groupe Les démocrates et ancien ministre de l'Agriculture dénonce à son tour l'alliance de circonstance du RN à la gauche. "La gauche fait le choix de l'irresponsabilité et de l'inconnu", juge-t-il, tandis que le RN s'apprête, selon lui, à "trahir [ses] électeurs".

17h46 - Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Écologiste et social, réaffirme sa volonté de censurer le gouvernement : "Notre main ne tremblera pas au moment de voter la censure. Nous choisirons de croire que le meilleur est encore possible".

"Le groupe écologiste et social défend la primauté de la décision collective, du débat public et du travail parlementaire que les membres de la coalition gouvernementale ont fui pendant des mois", ajoute-t-elle.

Cyrielle Chatelain appelle à en "finir avec l'approche verticale du pouvoir qui est aujourd'hui mis en échec", et ajoute que le "prochain gouvernement devra s'engager à ne pas utiliser le 49.3".

"C'est la garantie du débat parlementaire et c'est la seule garantie pour qu'un gouvernement ne soit pas censuré."

17h37 - "Il n'y a que deux choix possibles, l'intérêt du pays ou l'intérêt des partis, le choix de la responsabilité ou le choix du chaos, le choix de la solution ou le choix du désordre", dit Laurent Wauquiez à l'attention des députés.

"Ce choix-là, vous le porterez surtout devant les Français. Il y a une chose qu'on ne peut pas accepter ici. On ne peut pas accepter que vous expliquiez que la motion de censure, ça n'est pas grave, qu'elle n'aura pas de conséquences."

17h34 - Laurent Wauquiez défend le bilan du Premier ministre : "Nous avons fait un choix de responsabilité en vous soutenant".

17h32 - Laurent Wauquiez, président du groupe Droite républicaine, dénonce "la jonction" entre le RN et LFI.

"Vous faites semblant de vous injurier les uns les autres, et vous vous apprêtez à voter avec les autres, à voter ensemble pour faire tomber un gouvernement. Est-ce une surprise ? Je ne le crois pas."

17h23 - "Nous ne pouvons nous résoudre à la trahison du Front républicain qui justifie à elle seule cette motion de censure", dénonce Boris Vallaud.

"Le pouvoir n'est plus à l'Élysée, le pouvoir n'est plus à Matignon, le pouvoir est ici, à l'Assemblée nationale."

17h18 - Boris Vallaud, président du groupe socialistes et apparentés reproche au Premier ministre de ne pas avoir pris en compte les propositions de la gauche et des écologistes.

"A aucun moment, aucun, vous n'avez donné suite à aucune de nos propositions", regrette-t-il.

"Cette motion de censure, c'est d'abord votre échec, l'échec de la méthode Barnier qui n'aura été qu'un bruit qui court", ajoute-t-il.

17h17 - La parole est donnée aux présidents de groupes parlementaires.

17h12 - "La politique du pire serait de ne pas censurer un tel budget, un tel gouvernement, un tel effondrement", revendique Marine Le Pen, ajoutant qu'elle votera la loi spéciale qui sera proposée pour le budget 2025.

17h08 - "Vous n'avez apporté qu'une seule réponse, l'impôt, l'impôt, l'impôt", déclare Marine Le Pen au Premier ministre.

"Au fil de ces trois petits mois, il est apparu que vous étiez en réalité à la tête d'un gouvernement dépourvu de toute assise démocratique, y compris au coeur de votre soi-disant socle commun."

17h04 - Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l'Assemblée prend la parole à son tour pour défendre la motion déposée par son parti : "Nous voilà au moment de vérité".

"Le budget que nous rejetons aujourd'hui ne fait pas que renier vos promesses, il ne comporte ni cap ni vision. C'est un budget technocratique qui continue à dévaler la pente, en se gardant bien de toucher au totem qu'est l'immigration hors contrôle."

17h01 - "Vous avez finalement tenté des compromis, mais avec l'extrême droite, ce Rassemblement national que vous avez privilégié en violation du barrage républicain qui s'est exprimé majoritairement en juillet denier", dénonce Éric Coquerel.

"Aujourd'hui nous sonnons le glas d'un mandat, celui du président."

16h56 - Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis et président de la commission des Finances, qui a pris la parole en premier pour défendre la motion déposée par le NFP, affirme que "la majorité du peuple est derrière la motion de censure".

"La motion que je porte va emporter votre gouvernement parce que vous n'avez jamais su déjouer la malédiction que vous a transmis Emmanuel Macron : l'illégitimité."

"Vous êtes illégitime car vous avez refusé d'entendre l'écrasante majorité qui veut l'abrogation des retraites", ajoute Éric Coquerel.

16h52 - Les députés entament l'examen des motions de censure déposées par le NFP et le RN.

(Rédigé par Kate Entriger, édité par Zhifan Liu)

reuters.com

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