Innoveox présente ses comptes semestriels

Mikaël Lozano

Mikaël Lozano
Innoveox a connu un premier semestre 2014 particulièrement chargé, relève son président Jean-Christophe Lépine. Le groupe dispose d'une technologie permettant de traiter les déchets dangereux issus des industries du pétrole, de la chimie et de la santé, en les transformant en eau et énergie. Son siège est à Paris mais son unité de traitement industriel est installée à Arthez-de-Béarn, près de Pau.
En janvier dernier, Innoveox devenait pleinement propriétaire des deux brevets fondateurs de la technologie de l'oxydation hydrothermale en milieu supercritique, qu'elle utilisait jusqu'à présent au moyen de licences. La protection de ses innovations ne s'arrête pas là puisque quatre brevets supplémentaires ont été déposés en janvier et mars, et d'autres suivront prochainement sur les fluides supercritiques. Le premier contrat long terme signé à La Réunion, d'un montant de 6 M€ environ sur 5 ans, a été signé en juin. L'unité industrielle sera livrée à la fin de l'année pour des premières facturations l'an prochain.
Dans ce contexte, il n'est pas étonnant de voir Innoveox enregistrer une perte nette de 909.000 euros au premier semestre, stable par rapport à l'année passée. "Les charges opérationnelles ont été bien maîtrisées et s'élèvent à 1.212 K€, indique le groupe. Le résultat d'exploitation ressort à 61,039 M€, contre 6.959 K€ l'an dernier. Sur le plan du résultat financier, les intérêts financiers s'élèvent à 7 K€ contre 39 K€." Grâce à la levée de fonds réalisée, "au 30 juin 2014, le montant des capitaux propres ressort à 13,517 M€ contre - 2,28 M€ au 30 juin 2013. La trésorerie nette s'élève à 11,543 M€."
À lire également
Enfin, Innoveox annonce avoir créé le 7 octobre une filiale à Montréal chargée de son déploiement commercial auprès de trois secteurs clés : pétrole, chimie et santé. Elle devra également approcher le marché du traitement des sables bitumeux. Cette nouvelle entité vient s'ajouter au partenariat commercial signé avec un acteur local, l'entreprise Kosmos.
Mikaël Lozano